Recommandations sur l’alimentation adulte en établissement de santé – partie 2


  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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Un précédent article abordait le changement de vocabulaire et quelques prérequis de l’offre alimentaire. Ici, nous évoquerons quelques uns des points essentiels des alimentations thérapeutiques.

Prise en charge du poids et de la dénutrition

Les experts de l’Association française des diététiciens nutritionnistes (AFND) et de la Société francophone de Nutrition clinique et métabolisme (SFNCM) ne recommandent pas la prescription d’une alimentation thérapeutique visant à une perte de poids, en hospitalisation, en dehors d’un avis spécialisé en nutrition. 

Une alimentation enrichie en énergie et/ou protéines doit être proposée pour prévenir ou prendre en charge une dénutrition.

Adapter les apports en protéines à la fonction rénale et de l’état nutritionnel

Ces recommandations préconisent que les apports en protéines doivent être adaptées à l’état de la fonction rénale et de l’état nutritionnel du patient. Pour une fonction rénale normale mais dans une situation à risque (diabète, hypertension, rein unique…), les quantités de protéines devront être 30 kg/m2. La proportion de protéines végétales pourra être augmentée en respectant un ratio protéines animales/végétales satisfaisant. Chez les sujets ayant une maladie rénale chronique (légère à modérée), les quantités de protéines ne devront pas dépasser 0,8 g/kg/j et même 0,6 à 0,8 g/kg/j si le débit de filtration glomérulaire est 2 ou si la progression de la maladie rénale est rapide. Au stade de maladie rénale chronique sévère ou terminale, l’apport protéique ne devra pas dépasser 0,6-0,8 g/kg/j, en incluant 50% de protéines à haute valeur biologique ou être 1,5 g en cas d’hypercatabolisme.

Une alimentation hypolipidique doit rester exceptionnelle

Une alimentation comprenant moins de 35% de lipides n’est pas recommandée à l’exception de cas d’hypertriglycéridémies majeures primitives et d’épanchements chyleux où une restriction stricte s’impose, c’est-à-dire en fait