Recommandations ADA/EASD: hyperglycémie du diabète de type 2 - partie 1 : principes généraux

  • Davies MJ & al.
  • Diabetes Care

  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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Les sociétés européenne et américaine du diabète (EASD/ADA) ont mis à jour leur consensus sur la prise en charge de l'hyperglycémie dans le diabète de type 2 de l'adulte, dont la dernière version datait de 2019. Dans cette nouvelle version, réactualisée à partir des nouvelles données de la littérature, l’accent a été mis sur la nécessité d’une approche holistique, centrée sur le patient, adaptée à ses spécificités et aux objectifs qui lui sont propres. Retour sur les principales lignes de ce texte en deux parties (cf partie 2 - médicaments).

Le texte insiste pour que chaque personne diabétique de type 2 soit pleinement actrice dans la gestion de son diabète, avec une éducation, une modification des comportements et un soutien psychosocial et clinique, selon le contexte, les risques et les préférences qui lui sont propres. Le patient doit être placé au centre de la prise en charge et son traitement doit être individualisé en fonction de son profil clinique et des objectifs fixés avec lui. Il est préconisé d’identifier ses comorbidités associées (obésité, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale chronique, stéatose hépatique non alcoolique…) et d’évaluer ses spécificités (âge, fragilité, espérance de vie, déterminants sociaux de santé, ...). Le bénéfice-risque et l'adhésion attendue aux médicaments doivent être pris en compte pour orienter le choix de la classe thérapeutique. D’une manière générale, il faut privilégier ceux qui ont un bénéfice protecteur des organes pour les patients ayant une atteinte cardio-rénale.

L'inertie thérapeutique doit être évitée. Les comportements de santé, l’observance et l’adhésion à la prise en charge, ainsi que la tolérance des traitements doivent être réévalués à chaque visite. Si une combinaison thérapeutique est nécessaire, l’association de traitements hypoglycémiants aux mécanismes d'action complémentaires est plus intéressante que le remplacement de l’un par l’autre, en privilégiant les associations fixes. En revanche, une baisse de l’intensification du traitement peut être nécessaire chez les adultes âgés fragiles.

Sur le plan hygiéno-diététique, l'accent doit être mis sur l'identification d'habitudes alimentaires saines, réalisables et durables, afin d'atteindre les objectifs métaboliques et pondéraux. Une activité physique >150 min/semaine d'activité aérobie d'intensité modérée à vigoureuse, ainsi que 2 à 3 séances/semaine d'entraînement à la résistance, à la souplesse et/ou à l'équilibre devraient notamment être pratiquées par les patients pour améliorer le contrôle de leur maladie.

En matière de sommeil, il est reconnu qu’il existe une relation en U quant aux relations liant la durée de sommeil et le taux d’HbA1c, la durée optimale étant comprise entre 6 et 8h par nuit. De plus, un sommeil irrégulier, une apnée obstructive du sommeil, un syndrome des jambes sans repos ou une insomnie sont délétères pour la qualité du contrôle glycémique. Enfin, les “couche-tard” auraient un moins bon contrôle glycémique que les “lêve-tôt”.