Rapport de cas : la vitamine D à dose élevée entraîne une insuffisance rénale


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Des experts ont lancé un avertissement quant au risque potentiel lié à l’utilisation de la vitamine D à dose élevée. 

Dans un nouveau rapport de cas publié dans la revue Canadian Medical Association Journal, des médecins présentent le cas d’un homme âgé de 54 ans ayant développé des lésions rénales significatives à la suite de l’utilisation de la vitamine à des doses élevées. 

Le patient avait présenté des taux accrus de créatinine. Les antécédents du cas ont révélé qu’il s’était fait prescrire des doses élevées de vitamine D par un naturopathe et qu’il avait pris quotidiennement entre 8 000 et 12 000 UI de vitamine D pendant plus de deux ans et demi. Le taux mesuré de 1,25-dihydroxyvitamine D3 du patient était de 274 pmol/l et son taux de 25-hydroxyvitamine D3 était de 241 nmol/l avec un taux de créatinine de 376 µmol/l.

Malgré l’arrêt de tous les suppléments en vitamine D et des aliments contenant du calcium, les taux de 1,25-dihydroxyvitamine D3 et de calcium du patient ont continué à augmenter. Le patient s’est fait prescrire de l’hydroxychloroquine orale à une dose quotidienne de 400 mg, suite à quoi ses taux de calcium et de vitamine D ont diminué. 

Même si les auteurs ont reconnu que la toxicité par vitamine D est rare, ils ont déclaré que les cliniciens doivent être mieux informés des risques liés à son utilisation sans restriction. Ils ont recommandé un traitement par glucocorticoïdes, ou, lorsque ce traitement n’est pas privilégié ou est contre-indiqué, du kétoconazole ou de l’hydroxychloroquine, comme options raisonnables pour traiter l’hypercalcémie liée à la toxicité par vitamine D en diminuant les taux de 1,25-dihydroxyvitamine D3.