Ramadan : des recommandations pour les diabétiques


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Cette année, le Ramadan coïncide avec le mois de juin, une période pendant laquelle les températures grimpent et les jours comptent parmi les plus longs de l'année. Le jeûne auquel se plient les musulmans pratiquants consiste à ne rien boire ni manger de l'aube au coucher du soleil, une épreuve physique particulièrement éprouvante pour la santé. Sont dispensés de jeûner les enfants jusqu'à la puberté, les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes ou allaitantes et les sujets qui pourraient s'en trouver affaiblis (les femmes en période de règles et les voyageurs, par exemple). Cependant, de plus en plus d'individus à la santé fragile souhaitent malgré tout s'astreindre à ce jeûne collectif. C'est notamment le cas des diabétiques, pour lesquels le nombre de visites aux urgences est multiplié par 10 pendant le ramadan, selon l'une des rares études françaises réalisées sur le sujet aux urgences de Marseille en 2007.

Face à ce phénomène, la Société américaine pour le diabète a émis des recommandations spécifiques autour de cette question. Ses experts exhortent les personnes souffrant d'un diabète de type1, traitées par injections d'insuline, à renoncer au jeûne qui présente trop de risques pour leur santé. Ils conseillent aux diabétiques de type 2, soignés généralement par médicaments oraux, de consulter un diabétologue avant de prendre une décision. De son côté, l'association française des diabétiques (AFD) a mis en ligne un dossier sur le sujet. Elle confirme que le ramadan pratiqué sans un suivi médical préalable peut aboutir à des complications graves comme l'hypoglycémie dans la journée, l'acidocétose (potentiellement mortelle) et l'hyperglycémie à la rupture du jeûne. Les diabétiques qui reçoivent l'aval de leur médecin sont invités à renforcer la surveillance de leur glycémie en pratiquant une glycémie capillaire avant chaque repas et deux pendant le jeûne. Ils doivent se réalimenter immédiatement si la glycémie passe sous la barre des 0,70 g/l.