Radiothérapie dans le cadre du cancer du sein : un essai suédois sur 20 ans n’observe aucune hausse de la morbidité ou de la mortalité cardiaques

  • Int J Radiat Oncol Biol Phys

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Une analyse à 20 ans de l’essai suédois SweBCG 91-RT portant sur la radiothérapie dans le cadre du cancer du sein précoce n’a révélé aucune augmentation cumulée de la morbidité ou de la mortalité cardiaques. 
  • La mortalité liée aux accidents vasculaires cérébraux a augmenté, possiblement en raison d’effets indésirables cardiaques secondaires, de complications liées au traitement anticoagulant, ou par hasard.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats devraient rassurer les patientes, en particulier parce que la dose moyenne de radiothérapie touchant le cœur actuellement est inférieure de moitié à celle utilisée il y a 20 ans.

Protocole de l’étude

  • 1 187 patientes atteintes d’un cancer du sein (T1–2N0) ont été affectées de manière aléatoire pour faire l’objet d’une radiothérapie du sein entier tangentielle ou d’aucun traitement supplémentaire après une chirurgie conservatrice du sein.
  • Financement : Fonds pour la recherche du comté de Skåne ; Association suédoise de lutte contre le cancer du sein ; Fondation Fru Berta Kamprads.

Principaux résultats

  • Aucune différence n’a été observée entre le groupe radiothérapie et le groupe témoin en ce qui concerne :
    • l’incidence cumulée de mortalité cardiaque :
      • 13,0 %, contre 12,4 % (P = 0,8) ; 
    • les hospitalisations cardiaques :
      • 31,0 %, contre 29,7 % (P = 0,7) ;
    • l’incidence cumulée de la mortalité liée au cancer du poumon : 
      • 2,6 %, contre 1,6 % (P = 0,28) ; 
    • la mortalité liée au cancer du sein controlatéral :
      • 8,6 %, contre 8,7 % (P = 0,9).
  • Le groupe radiothérapie a présenté une mortalité cumulée liée aux accidents vasculaires cérébraux plus élevée :
    • 6,7 %, contre 3,4 % (P = 0,018).
  • Dans le groupe radiothérapie, la dose cardiaque médiane était de 3,0 Gy (intervalle : 1,1–8,1) il y a 20 ans, ce qui correspond au double de la dose utilisée en 2017 (1,5 Gy ; intervalle : 0,4–6,0 Gy).

Limites

  • Aucune information concernant les facteurs de risque cardiaque, tels que le tabagisme, le diabète ou l’obésité.