Quelle quantité de sel faut-il réellement préconiser à vos patients ?


  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À travers un article publié dans la revue Médecine des maladies Métaboliques, Caroline Martineau de l’unité diététique du CHU Rangueil de Toulouse fait le point sur les seuils de consommation en sodium.

Quelles sont les recommandations en vigueur ?

Si faute de données consensuelles le Programme national nutrition santé (PNSS) ne mentionne pas d’Apports nutritionnels conseillés (ANC) pour le sodium, l’auteur rappelle que le régime « sans sel strict » limitant la consommation de sel à 2 g/j n’est plus recommandé en première intention. Une limitation de la consommation de sel à 2 g/j est cependant préconisée chez les sujets en insuffisance cardiaque aiguë et à 2-3 g/j chez ceux qui présentent une ascite.  « Le risque de déshydratation, d’hyponatrémie et de dénutrition, implique que la prescription de ces régimes très faibles en sodium s’accompagne d’une surveillance pondérale, clinique et biologique. » mentionne Caroline Martineau. 

L’OMS quant à elle, préconise de ne pas dépasser les 5 g de sel par jour, recommandation basée sur le risque d’HTA principalement. Et certaines sociétés savantes ont établi des recommandations établissant un seuil à 6g/j en cas d’insuffisance rénale et d’hypertension artérielle, et à 4g/j (ou à modérer selon le degré de rétention hydrosodée) en cas d’insuffisance cardiaque, de syndrome œdémateux et de pathologies associées.

Quelle est la consommation journalière de sel de la population générale en France ?

L’étude Individuelle Nationale des Consommations Alimentaire 2 (INCA 2) estime que la consommation spontanée de sel se situerait en France entre 7 à 9 g/j. La régulation de la consommation en sel pourrait passer par une éducation nutritionnelle qui inciterait à quelques changements d’habitudes, notamment apprendre à lire les étiquettes, réduire la consommation de plats préparés du commerce, privilégier les produits bruts, choisir une eau peu chargée en sodium.