Quelle intervention privilégier dans la lithiase urinaire du jeune enfant ?


  • Caroline Guignot
  • Actualités Médicales
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Chez l'enfant, la fréquence des lithiases urinaires augmente. Celles-ci surviennent notamment chez des sujets présentant une malformation anatomique pré-existante ou des infections urinaires récidivantes. Parmi les options thérapeutiques peu invasives, la néphrolithotomie percutanée (NLPC) apparaît efficace sur des calculs de gros diamètre mais elle est associée à un risque de complications sérieuses, notamment chez l'enfant. Le traitement intrarénal rétrograde (urétéroscopie) s'avère une alternative moins invasive qui est efficace sur les lithiases de petites tailles, et sur celles de plus de 2 cm à l'issue de plusieurs séances. La comparaison de ces deux techniques n'a jamais été conduite chez les enfants de moins de 6 ans. Une équipe turque vient de publier le résultat de son expérience dans la revue Urology.

Méthodologie

  • L'analyse a été conduite rétrospectivement : elle a inclus les enfants souffrant de lithiase urinaire et ayant été traités par NLPC ou par urétéroscopie dans deux centres spécialisés turques entre mai 2013 et janvier 2016.

  • L'âge des sujets, les caractéristiques du calcul, la durée de la procédure et d'hospitalisation, ainsi que le taux de complications ont été analysés rétrospectivement.

Résultats

  • L'étude a inclus 77 patients : 45 avaient bénéficié d'une NLPC et 32 d'une urétéroscopie. La moyenne d'âge était de 3,71±1,89 ans et de 3,65±1,95 ans respectivement (NS).

  • La taille moyenne des lithiases était de 21,06±5,61 mm dans le groupe NLPC contre 19,30±4,21 mm dans le bras urétéroscopie.

  • La NLPC était associée à une durée moyenne d'intervention et d'hospitalisation statistiquement supérieure à l'autre groupe : elles étaient respectivement de 3,46±1,77 jours et de 85,22±12,87 minutes contre 1,2±0,52 jours et 46,25±9,30 minutes (p

  • Au total, le taux de patients sans fragment résiduel était meilleur dans le groupe NLPC que dans le groupe urétéroscopie (84,4% versus 75,0%, p=0,036), mais il était équivalent dans les deux bras après réintervention (91,1% versus 90,6%, p=0,745).

  • En matière de sécurité, le taux de complications mineures après NLPC était supérieur mais non statistiquement différent de celui relevé dans le groupe urétéroscopie, avec respectivement 15,5% (n=7) et 12,5% (n=4). Aucune complication majeure n'a été relevée parmi les sujets inclus dans la cohorte.

Limitations

L'étude était rétrospective.

À retenir