Quel est le risque cardiovasculaire des patients contrôleurs du VIH ?


  • Caroline Guignot
  • Actualités Médicales
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Messages principaux

  • Les évènements cardiovasculaires aigus sont rares chez les patients contrôleurs du VIH
  • L’hypertension artérielle (HTA) est le seul facteur associé à ce risque.

L’incidence des évènements cardiovasculaires reste faible chez les patients contrôleurs du VIH. Cette conclusion est issue de l’analyse des données de suivi de la cohorte française ANRS CO18/CO21 CODEX créée en 2009, dont un résumé fait l’objet d’une lettre aux éditeurs dans le Journal of Acquired Immune Deficiency Syndrome.

Ainsi, le suivi annuel de 269 patients depuis 2009 a mis en évidence une survenue rare d’évènements aigus (10 cas dont 3 infarctus du myocarde), n’était pas corrélée aux paramètres sociodémographiques ou cliniques des patients (tabac, MC, diabète, dyslipidémie), ni à ceux caractérisant l’infection (nombre de CD4, co-infection VHB ou VHC, charge virale à l’inclusion). Seule l’HTA est apparue comme un élément associé à la survenue des évènements aigus.

Ces données françaises contrastent avec certaines données de la littérature, recueillies auprès d’un profil de patients ou selon une méthodologie différente, en n’ajustant pas les données sur les co-infections par exemple. À l’inverse, elles confortent d’autres études et plaident pour « la prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaires conventionnels avant d’envisager l’initiation d’un traitement antirétroviral chez des sujets sans charge virale détectable ou avec un nombre de CD4 stable ».