Quand les médecins roumains s'exilent en France


  • PR Editions Revue de presse
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Après une semaine de grève, le syndicat roumain du secteur médical Sanitas annonce un grand rassemblement la semaine prochaine. En cause: les nouvelles lois salariales, qui obligent les professionnels du secteur à payer eux-mêmes les cotisations patronales, ce qui réduirait le revenu net, déjà très bas, des médecins. Malgré quelques hausses de salaire ces dernières années, un spécialiste avec dix ans d'expérience gagne à peine 900 € nets par mois, alors qu'un généraliste débutant touche en moyenne 470 €. De plus, les conditions de travail n'ont cessé de se détériorer dans les hôpitaux ces dernières années, participant à la vague de départs vers l'Europe occidentale. "L'Etat a démissionné", s'indigne le Dr Tanase, chirurgien à l'Institut d'oncologie de Bucarest. "Les médecins qui sont le mieux préparés quittent la Roumanie, parce qu'ils ne se retrouvent pas dans ce système". La Roumanie perdrait ainsi quatre médecins par jour. Depuis son adhésion à l'UE, elle est le pays membre qui fournit le plus de praticiens à la France, deuxième destination après l'Allemagne. L'Ordre des Médecins estime que la France compte 4.174 praticiens roumains. Si ces départs contribuent à combler nos déserts médicaux, ils créent un déséquilibre en Roumanie, à son tour touchée par ce phénomène.