Publication de nouvelles directives pour le traitement de la candidose


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Des cliniciens américains ont mis à jour des directives pour le traitement des infections à Candida, fréquentes dans les hôpitaux. Dans les recommandations publiées dans la revue « Clinical Infectious Diseases », les chercheurs soulignent l’importance de consulter rapidement un spécialiste pour diagnostiquer une candidose et d’instaurer un traitement initial énergique.

En l’absence d’un test de dépistage rapide d’infection fongique à Candida, le diagnostic de l’infection peut être difficile, écrit le comité de douze membres de la Société américaine des maladies infectieuses (Infectious Diseases Society of America, IDSA). Consulter un spécialiste des maladies infectieuses est donc crucial. En général, cependant, les médecins doivent soupçonner une candidose chez les patients en soins intensifs dont l’état se détériore rapidement, sans raison évidente, en présence d’une fièvre inexpliquée, d’un nombre élevé de globules blancs et/ou en présence d’un cathéter veineux central, et après une récente intervention de chirurgie abdominale.

Les recommandations préconisent également un changement de médicament, du fluconazole aux échinocandines. Celles-ci sont considérées comme plus efficaces, en particulier pour traiter des infections invasives. En outre, les chercheurs recommandent une stratégie dégressive, consistant à instaurer un traitement par des médicaments plus puissants comme les échinocandines par voie intraveineuse pour passer ensuite à des médicaments par voie orale comme le fluconazole. Ils conseillent également de tester la sensibilité aux antifongiques car les résistances sont devenues un problème croissant.

« Pratiquement tout l’organisme peut être infecté par Candida, mais les infections du sang, ou celles ensemencées dans le cœur, le cerveau, les yeux, les reins ou le foie à partir de la circulation sanguine sont celles qui nous préoccupent le plus » explique l’auteur principal, Peter G. Pappas, de l’Université de l’Alabama, à Birmingham. « Ces infections sont une préoccupation majeure chez les patients hospitalisés. En fait, les patients qui contractent une candidémie sont plus susceptibles de décéder que ceux dont les infections du sang sont d’origine bactérienne. »