Psoriasis pédiatrique : des profils différents entre la ville et l’hôpital


  • Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

PsoLib est une étude transversale multicentrique française qui a établi le portrait de 207 enfants ayant consulté l’un des 41 dermatologues libéraux participants, et qui a permis d’en comparer les spécificités à celles de la cohorte hospitalière χ-Psocar. Ce travail a permis de décrire une fréquence plus élevée de l’atteinte du cuir chevelu, notamment parmi les adolescents, tandis que les autres affections étaient plus rares. Par ailleurs, l’association de la maladie avec l’IMC était aussi vérifiée parmi cette cohorte.

Pourquoi cette étude est-elle intéressante ?

La prévalence du psoriasis chez l’enfant est inférieure à 1% mais augmente avec l’âge. Les principales données relatives à la population pédiatrique étant issues de cohortes pour la plupart hospitalières et monocentriques, leur représentativité peut être questionnée. Il est intéressant de disposer de données relatives aux cas vus en ville, illustrant probablement des cas moins sévères.

Méthodologie

PsoLib a été initié par la Fédération française de formation continue et d’évaluation en dermatologie-vénéréologie (FFFCEDV) et le Groupe d’études multicentriques (GEM) Resopso. Les 41 dermatologues libéraux participants devaient inclure tous les enfants atteints de psoriasis et ayant consulté entre juin 2016 et juin 2017.

Principaux résultats

  • Au total, 207 enfants ont été inclus durant la période d’étude (dont 125 filles), soit 1 enfant reçu en consultation tous les 2,6 mois en moyenne par chaque praticien.

  • L’âge de début de la maladie était 10,5 ans, les filles étant plus jeunes que les garçons au diagnostic (6,8 vs 8,0 ans).

  • Le psoriasis du cuir chevelu représentait 40,6% des cas, et jusqu’à 58,5% parmi les seuls adolescents. Au total, 20,3% des cas de psoriasis étaient considérés comme étant sévères. Enfin, 16,4% étaient en surpoids et 7,0% étaient obèses.

  • Par rapport aux sujets consultant à l’hôpital (χ-Psocar), les enfants reçus en libéral étaient plus âgés (10,5 vs 9,1 ans) et avaient développé la maladie plus tardivement (7,3 vs 6,1 ans). Les atteintes unguéales et linguales (0 vs 3,2% et 1,0 vs 8,6% respectivement) y étaient moins fréquentes, tout comme les formes sévères, estimées par rapport au recours à des traitements systémiques (16,9% vs 30,0%).

Financement

L’étude a reçu un financement du laboratoire Abbvie.