Psoriasis : les biothérapies réduisent l’inflammation coronaire

  • Elnabawi YA & al.
  • JAMA Cardiol
  • 31 juil. 2019

  • Par Agnès Lara
  • Résumé d’articles
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À retenir

  • Chez les patients souffrant de psoriasis modéré à sévère, les biothérapies sont associées à une réduction significative de l’inflammation coronaire à 1 an évaluée à partir de l’index d’atténuation de la graisse (IAG) mesuré par angio-scanner, alors qu’aucun changement n’est observé chez les sujets contrôles.
  • Ceci atteste de la fiabilité et de l’intérêt coût/efficacité de la mesure de l’IAG pour suivre l’inflammation coronaire. Cette technique non invasive pourrait être utilisée pour guider l’intensité des traitements prescrits pour réduire le risque cardiovasculaire. 
  • Ces résultats obtenus sur un faible échantillon nécessitent cependant d’être confirmés par des essais randomisés de plus grande ampleur.

 

L’inflammation chronique qui accompagne le psoriasis est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire. Ce risque peut être atténué par les traitements et en particulier, il a été récemment montré que les biothérapies comme les anti-TNF-alpha, l’interleukine 17 ou les anti IL-12/13 étaient associées à une réduction des plaques d’athérome non calcifiées par rapport aux autres traitements dans cette population, mais sans qu’un lien direct avec l’inflammation coronaire n’ait été établi. Une équipe du centre de recherche clinique de Bethesda a fait l’hypothèse que ces traitements biologiques pourraient réduire l’inflammation coronaire à 1 an. Or on sait que l’inflammation péricoronaire est associée au risque d’événements cardiovasculaires majeurs et à la mortalité toutes causes, indépendamment des facteurs de risque traditionnels.

Mesure de l’inflammation coronaire chez les patients sous biothérapie vs patients contrôles

Pour le vérifier, ils ont inclus à l’aveugle 134 patients souffrant de psoriasis modéré à sévère et ayant passé un angio-scanner à l’inclusion. L’index d’atténuation de la graisse (IAG), un nouveau marqueur d’imagerie, était utilisé pour estimer l’inflammation coronaire en mesurant les dépôts de graisse péricoronaire. Puis un angio-scanner était à nouveau réalisé à 1 an pour mesurer l’évolution de l’IAG.

À l’inclusion, la plupart des patients (une majorité d’hommes  – 62,5% – de 51 ans d’âge moyen, n=134) avaient un faible risque cardiovasculaire selon le score Framingham (risque médian à 10 ans de 3%). Parmi eux, 82 ont démarré une biothérapie (anti-TNF-alpha, anti-IL12/23 ou anti-IL-17) pour une durée de 1 an et 52 qui n’en recevaient pas ont constitué le groupe contrôle (traitements topiques ou luminothérapie uniquement).

Amélioration de la pathologie cutanée et de l’inflammation coronaire sous biothérapie

Le suivi d’une biothérapie a été associé à une réduction de la pathologie cutanée de 58% (score PASI de 7,7 à l’inclusion contre 3,2 à 1 an, p