Prise en charge de la psychothérapie : internes et jeunes médecins dénoncent une expérimentation « petit bras »

  • Benoît Thelliez

  • JIM Actualités métier
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Paris, le lundi 12 mars 2018 - S'il se « réjouit a priori » de l'annonce de l'ouverture ce mois-ci dans trois départements (Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne et Morbihan) d'une expérimentation de la prise en charge de la psychothérapie par l'Assurance maladie, le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés (ou salariés) en médecine générale « se désole » également de certaines conditions de sa mise en place.

Conscient que « les médicaments constituent une mauvaise réponse aux problèmes de santé mentale d'intensité légère à modérée », le SNJMG, qui « soutient une prise en charge des soins primaires en totalité », se déclare favorable aux modalités de l'expérimentation concernant la prise en charge à 100 % de la psychothérapie par l'Assurance maladie, permettant ainsi une dispense totale d'avance de frais pour le patient (tiers payant intégral). Mais le satisfecit s'arrête là.

Une organisation et un financement peu attractifs

les mineurs et les plus de 60 ans [soient] exclus de l'expérimentationles difficultés techniquestrop déconnectée des pratiques actuelles

la complexité et les limites du déroulé de prise en chargela non prise en compte des contraintes administratives pour les professionnels [qui] ont de quoi en décourager plus d'un(e)peu attractives