Prévention et réduction des risques en addictologie : un document de la HAS


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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La loi du 26 janvier 2016 a constitué une avancée importante dans la lutte contre les toxicomanies en affirmant la politique de « réduction des risques et des dommages » et en l’élargissant à toutes les conséquences nocives des addictions et à l’ensemble des produits concernés, qu’ils soient illicites ou non. Par ailleurs, les pratiques des professionnels recourent de plus en plus à des options variées d’accompagnement, pas obligatoirement centrées sur l’abstinence, et dont le cadre est issu d’expérimentations évaluées. Enfin, la loi a clairement assigné une mission obligatoire de prévention aux Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Pour aider les personnels de ces structures à intégrer ces évolutions, la HAS (Haute Autorité de santé) publie des recommandations qui leur sont destinées, mais dont tous les professionnels de santé travaillant dans le champ de l’addiction pourront tirer profit, au moins pour certaines.

Ils seront aidés pour cela par les pages « L’essentiel » en fin de chaque chapitre ou sous-chapitre, en particulier celles portant sur les spécificités des interventions de proximité en prévention des addictions (méthodologie, publics jeunes, milieu professionnel, milieu carcéral).

Les annexes au document sont particulièrement éclairantes : facteurs d’efficacité et d’inefficacité des interventions de prévention à destination des publics jeunes, facteurs de risque et de protection vis-à-vis de la consommation de substances psychoactives à l’adolescence.

Au final, un document austère, dont de nombreux éléments peuvent se révéler très utiles à la pratique professionnelle.