Prévalence et facteurs de risque de l’insuffisance rénale chronique chez les donneurs de rein

  • Sichez PC & al.
  • Prog Urol
  • 1 sept. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Les données rétrospectives de 91 patients ayant donné un rein mettent en évidence une diminution significative du débit de filtration glomérulaire (DFG) à 1 et à 5 ans, mais l’absence d’évolution vers une insuffisance rénale chronique (IRC) terminale.

Elle met aussi en évidence le caractère pronostique d’un DFG élevé pré-don, la fréquence des maladie rénale chronique (MRC) légère ou modérée étant supérieure dans le groupe des sujets ayant un DFG

Principaux résultats

L’étude monocentrique et rétrospective a été menée au CHU de Marseille à partir des donneurs vivants reçus entre 2007 et 2014, soit 91 personnes (âge moyen 49 ans, 40,7% d’hommes).

Le DFG pré-don médian était de 94 mL/min et était réduit à 63, 65 et 67 mL/min à 1 mois, 1 an et 5 ans (p significatifs). Ainsi, une maladie rénale chronique de stade 2 ou de stade 3 était diagnostiquée chez 61,4 et 33,3% de la cohorte après un an et chez 62,5 et 25 % d’entre eux à 5 ans.

Parmi les sujets ayant un DFG90 mL/min (n=32 et 51 respectivement), on retrouvait respectivement 40% et 25% de MRC modérée à 1 an et 33% et 40% à 5 ans. Les autres patients étaient en MRC de stade 3 dans le groupe 90 mL/min.

Une analyse multivariée a montré que les sujets présentant un DFG>90 mL/min avant le prélèvement avaient de meilleures chances de présenter un DFG supérieur à 60 mL/min à 1 an.

Le nombre de perdus de vue à long terme peut limiter la portée des conclusions tirées de cette analyse (31 à 1 an, 80 à 5 ans). Il illustre toutefois la difficulté à suivre ces sujets sur le long terme.