Près de la moitié des femmes souffrent d’une douleur postopératoire persistante à la suite d’une chirurgie pour un cancer du sein

  • Wang L & al.
  • Br J Anaesth
  • 28 juin 2020

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Près de la moitié des femmes développent une douleur postopératoire persistante (DPOP) à la suite d’une chirurgie pour un cancer du sein.
  • Environ un quart des patientes ont rapporté une DPOP modérée à sévère. 
  • Environ 30 % des patientes continuent de rapporter une douleur 2 ans après la chirurgie.
  • La dissection des ganglions lymphatiques axillaires (DGLA) est associée à une plus grande prévalence de la DPOP, par rapport à la biopsie des ganglions lymphatiques sentinelles (BGLS).

Pourquoi est-ce important ?

  • Bien que la présence d’une DPOP à la suite d’une chirurgie pour un cancer du sein soit fréquente, sa prévalence exacte est inconnue.

Méthodologie

  • Une méta-analyse a été réalisée à partir de 187 études ayant inclus 297 612 patientes ayant fait l’objet d’une chirurgie pour un cancer du sein.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Après une correction, 46 % des patientes ont rapporté une DPOP toutes sévérités confondues, et 27 % ont rapporté une DPOP modérée à sévère.
  • 30 % des patientes souffraient d’une DPOP impliquant la poitrine, 27 % d’une DPOP impliquant le bras/l’épaule, 29 % d’une DPOP impliquant l’aisselle et 33 % d’une DPOP impliquant la cicatrice incisionnelle.
  • La DGLA a été associée à une prévalence plus élevée de la DPOP, par rapport à la BGLS (43 %, contre 26 % ; P = 0,001).
  • 39 % des patientes souffrant d’une DPOP ont rapporté une douleur 3–12 mois après la chirurgie, 31 % des patientes souffrant d’une DPOP ont rapporté une douleur 1–2 ans après la chirurgie et 29 % des patientes souffrant d’une DPOP ont rapporté une douleur plus de 2 ans après la chirurgie.

Limites

  • Aucune étude n’a été menée dans des pays à bas revenus.