Pourquoi pratiquer une IRM de manière systématique chez les patients souffrant de sarcoïdose et de lombalgie chronique inflammatoire ?

  • Sigaux J & al.
  • Semin Arthritis Rheum
  • 11 mars 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Il existe peu de données permettant d’évaluer la coexistence de la sarcoïdose et de la spondylarthrite. Certes, cette étude française menée à l’hôpital universitaire de Bobigny est de petite envergure (64 sujets), mais elle permet d’apporter quelques données utiles en pratique. Elle souligne notamment la nécessité de pratiquer une IRM systématique de la colonne vertébrale et de l’articulation sacro-illiaque chez les sujets souffrant de sarcoïdose et de lombalgie chronique de type inflammatoire. L’objectif étant le diagnostic de la spondylarthrite bien sûr, mais également l’identification de lésions vertébrales.

Pourquoi cette étude a-t-elle été menée ?

L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de la spondylarthrite axiale radiographique et non radiographique chez les patients souffrant de sarcoïdose et de lombalgie chronique.

Méthodologie

Cette étude transversale a été menée chez des sujets ayant reçu le diagnostic de sarcoïdose et de lombalgie. Une IRM de la colonne vertébrale et des clichés radiographiques ont été réalisés chez les sujets souffrant de lombalgie chronique. Les patients ayant une lombalgie chronique de type inflammatoire ont également eu une IRM de l’articulation sacro-iliaque.

Principaux résultats

Au total, 64 patients ont été inclus (dont 49 femmes) avec lombalgie chronique et sarcoïdose. La plupart des patients (45,3%) avec lombalgie chronique avaient une douleur de type inflammatoire. Une inflammation sacro-illiaque a été retrouvée à l’IRM chez 20,3% des patients souffrant de douleurs inflammatoires. Des lésions vertébrales inflammatoires ont été retrouvées chez 9,4% des patients, des syndesmophytes radiographiques chez 10,9%, des fractures vertébrales (symptomatiques ou non) à la radiographie ou à l’IRM chez 15,6% et une dégénérescence de la colonne vertébrale chez 46,9%. La prévalence de la spondylarthrite était de 23,4% chez ces sujets souffrant de sarcoïdoses avec lombalgie et de 48,3% pour ceux dont les douleurs lombaires étaient de type inflammatoire.

En analyses multivariées, la spondylarthrite a été associée à la lombalgie inflammatoire (OR 28,5 [1,9-425,4]), à la sarcoïdose limitée au thorax (OR 6,74 [1,08-42,1) et au sexe masculin (OR 6,08 [1,0-41,1]).

Principale limitation

Faible nombre de sujets inclus.