Pour une appendicite aiguë non compliquée, des antibiotiques par voie orale en ambulatoire peuvent suffire

  • Sippola S & al.
  • JAMA
  • 11 janv. 2021

  • Par Jenny Blair, MD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Pour les patients présentant une appendicite aiguë, une monothérapie par antibiotiques par voie orale, par rapport à des antibiotiques par voie intraveineuse/orale, entraîne des taux de réussite du traitement similaires.

    Pourquoi est-ce important ?

    • Éditorial  : cette première étude critique « ouvre un champ d’application potentiel plus étendu dans le cadre des soins ambulatoires » et présente un intérêt particulier dans le contexte actuel de la pandémie.
    • Une antibiothérapie est une alternative sûre et efficace à la chirurgie pour certains patients présentant une appendicite.
    • Le traitement par voie orale permet aux patients d’éviter une hospitalisation, un objectif clé durant la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

    Principaux résultats

    • Comparaison entre l’antibiothérapie par voie orale seule et par voie parentérale/orale :
      • Taux de réussite du traitement à 1 an : 70,2 %, contre 73,8 %.
      • Différence : -3,6 % (IC unilatéral à 95 % : -9,7 % à ∞ ; P = 0,26 pour la non-infériorité).
      • Limite de confiance supérieure à la marge de non-infériorité.

    Méthodologie

    • L’essai clinique randomisé de non-infériorité, multicentrique et ouvert APPAC II a été mené en Finlande (n = 599).
    • Les adultes présentant une appendicite aiguë non compliquée ont été affectés de manière aléatoire à :
      • de la moxifloxacine par voie orale pendant sept jours ; ou
      • de l’ertapénème par voie intraveineuse pendant deux jours, puis à de la lévofloxacine et du métronidazole par voie orale pendant cinq jours.
    • Critère d’évaluation : la réussite du traitement (sortie de l’hôpital sans chirurgie ni récidive de l’appendicite au bout d’un an).
    • Financement : organisation finlandaise à but non lucratif et fonds gouvernementaux.

    Limites

    • Les auteurs ont établi une marge de non-infériorité faible avant l’ère du COVID-19 ; les bénéfices liés au fait d’éviter l’hospitalisation sont désormais plus importants.