Pour prodiguer des conseils et des soins nutritionnels, il faut d’abord être bien formé !

  • Crowley J & al.
  • Lancet Planet Health
  • 1 sept. 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

La nutrition est reconnue comme l’un des piliers d’une vie saine. Au cours des dernières décennies, les dérives en termes d’alimentation ont largement contribué à favoriser un certain nombre de maladies chroniques. Globalement 11 millions de décès seraient annuellement favorisés par une mauvaise alimentation à travers le monde.

Le médecin est un acteur clé pour inciter les patients à changer de comportement alimentaire et pour prodiguer des soins nutritionnels personnalisés, adaptés aux différentes situations cliniques. Mais pour cela faut-il encore qu’il se sente suffisamment formé. Une étude publiée dans le Lancet Planet Health 2019 s’est intéressée à ce sujet. Les résultats montrent que la nutrition au sens large est insuffisamment intégrée dans les cursus scolaires des étudiants en médecine quelle que soit l’année considérée. Le niveau d’éducation reçu ne permettrait pas aux étudiants en médecine de se sentir suffisamment confiants pour prodiguer des soins nutritionnels face à des situations de pathologies chroniques en pratique clinique. Ce manque de formation se reflète ensuite par de moindre compétences et une moindre confiance à compléter les soins habituels par des soins et des conseils nutritionnels. Cette étude montre qu’il serait important de faire une place plus importante à la nutrition dans le cursus des études médicales afin de permettre aux futurs médecins de mettre en œuvre les conseils nutritionnels adaptés. 

Données issues d’une revue systématique de la littérature à entre 2012 et 2018

Une revue systématique de la littérature, a permis d’identifier les études ayant examiné les connaissances, les compétences, les attitudes ou la confiance de jeunes médecins (diplômés depuis 4 ans ou moins) à aborder les sujets de nutrition. Au total, 24 études ont été jugées éligibles aux analyses (11 américaines, 4 européennes, 1 du Moyen-Orient, 1 africaine, 1 asiatique, 1 australienne et 2 de Nouvelle-Zélande). 

Principales limitations 

L’intégration de données qualitatives et quantitatives peut avoir introduit des biais.