Polyarthrite rhumatoïde : stratégie de désescalade d’un traitement par tocilizumab

  • Ladhari C & al.
  • BMC Rheumatol
  • 1 janv. 2020

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Une étude exploratoire de l’Université de Montpellier montre qu’il pourrait y avoir un bénéfice à espacer les perfusions de tocilizumab chez les patients en rémission clinique de polyarthrite rhumatoïde depuis 6 mois ou plus. Cependant, ces résultats méritent d’être confirmés par des études de plus large envergure, qui permettront également d’identifier les profils de patients chez qui cette stratégie pourrait apporter le meilleur bénéfice.

Protocole de l’étude

Une étude exploratoire, prospective, menée en ouvert, dans un seul centre chez des sujets souffrant de polyarthrite rhumatoïde en rémission depuis au moins 3 mois et traités par tocilizumab à raison d’une perfusion toutes les 4 semaines ont été inclus dans l’étude. L’intervalle initial entre les administrations a été augmenté à 6 semaines durant les 3 premiers mois, puis l’espacement des perfusions était sous décision du clinicien.

Intérêt de cette étude exploratoire 

Lorsque la rémission clinique est définie comme persistante – c’est-à-dire DAS28

Principaux résultats

Au total, treize patients ont été inclus dans l’étude (69,2% de femmes, âge moyen 48,2 ans). La durée moyenne de la maladie était de 11,5 ans, et la durée moyenne de traitement par tocilizumab avant l’espacement des perfusions de 18,4 mois. La durée moyenne de la rémission était de 7,5 mois. 

Deux ans après le début de l’expérience, cette stratégie d’espacement s’est révélée efficace chez 46,1% des individus, c’est-à-dire que la rémission était maintenue avec un intervalle minimum entre les doses de tocilizumab de 5 semaines. Pour les deux tiers des individus, l’espacement des doses était même de huit semaines ou plus. 

En revanche, 30% ont connu une poussée inflammatoire après l’espacement des doses. Cette stratégie thérapeutique pourrait être plus efficace chez les patients jeunes. 

Principales limitations

Très peu de patients inclus, mais il s’agit d’une étude exploratoire qui compte tenu des résultats, pourrait conduire à une étude de plus grande envergure.