Pollution de l’air : des vies sauvées grâce au COVID-19 ?

  • Fanny Le Brun
  • Actualités Médicales
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La pollution de l’air est associée à des risques pour la santé, sa diminution est donc bénéfique.

40.000 décès par an liés à l’exposition aux particules fines

Santé publique France vient d’actualiser les estimations de l’impact de la pollution atmosphérique sur la mortalité annuelle pour la période 2016-2019. Il en ressort que chaque année, en France métropolitaine, près de 40.000 décès seraient attribuables à une exposition des personnes âgées de 30 ans et plus aux particules fines (PM2,5), ce qui représente en moyenne une perte d’espérance de vie de près de 8 mois. Ainsi, 7% de la mortalité totale annuelle est attribuable à une exposition aux PM2,5 pour les personnes âgées de 30 ans et plus. 

Une réduction de la mortalité liée à la pollution de l’air grâce au 1er confinement

Le confinement strict mis en place le 16 mars 2020 en France pour lutter contre la première vague de COVID-19 a créé une situation environnementale jamais observée, liée à un ralentissement massif de l’activité et de la circulation de la population. Santé publique France estime que les baisses ponctuelles des niveaux de pollution de l’air ambiant observées au printemps 2020 ont été associées à des bénéfices non-négligeables pour la santé avec environ :

  • 2.300 décès évités en lien avec une diminution de l’exposition de la population française aux particules ambiantes, dont les sources sont multiples et qui représentent la pollution de fond.
  • 1.200 décès évités en lien avec une diminution de l’exposition au dioxyde d’azote (NO2), liée principalement au trafic routier.

Ces bénéfices sur la mortalité sont majoritairement dus à des effets sur la santé évités à plus long terme (diminution de la contribution de la pollution au développement de pathologies conduisant au décès) et dans une moindre mesure à des effets évités à court terme (décompensation de pathologies préexistantes).

Vers une action durable ?

Santé publique France appelle à tirer au mieux les enseignements de cette période de confinement pour identifier les solutions les plus efficaces en termes de réduction des niveaux de pollution atmosphérique, de manière à diminuer durablement ses impacts sur la santé.