Pneumonie et grippe : l’essentiel du mois de mai 2017


  • Monthly Essentials
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.
Les quatre études essentielles de ce mois-ci sur la pneumonie et la grippe, sélectionnées parmi 274 études évaluées par des pairs

1. L’interruption temporaire du méthotrexate a augmenté de manière significative l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Étude randomisée ayant inclus 199 patients. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Ann Rheum Dis.

2. Les effets indésirables ont été plus fréquents chez les adultes âgés de 65 ans ou plus qui ont reçu une dose élevée du vaccin contre la grippe, par rapport à une dose standard, mais les taux des symptômes sévères se sont révélés faibles et similaires. Les résultats de l’étude devraient rassurer les patients et les professionnels de santé sur sa sécurité d’emploi. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Open Forum Infect Dis.

3. Au moins un épisode de pneumonie a augmenté le coût total annuel des soins de santé pour un pensionnaire d’une maison médicalisée de 2 813 €, principalement en raison des coûts de l’hospitalisation. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue J Am Med Dir Assoc..

4. Une exposition à des antibiotiques a été associée à une réduction du rendement bactérien dans le cadre de tests diagnostiques par cultures. L’étude souligne la nécessité d’obtenir des cultures se rapprochant le plus possible du moment de l’administration des antibiotiques. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Open Forum Infect Dis.

1. Vaccination contre la grippe dans le cadre de la polyarthrite rhumatoïde : faut-il maintenir le méthotrexate ?



Source : Ann Rheum Dis

À retenir
  • L’interruption temporaire du méthotrexate (MTX) a augmenté de manière significative l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR).
Principaux résultats
  • La population conforme au protocole comprenait 199 patients.
  • Quatre semaines après la vaccination, les patients ont développé des réponses immunitaires humorales significatives dans tous les groupes.
  • Le groupe 3 a cependant présenté une réponse nettement meilleure que le groupe 1.
  • Le groupe 2 n’a pas présenté de différence significative, par rapport au groupe 1.
  • Le groupe 4 a mieux répondu que le groupe 1.
  • Le vaccin a été bien toléré.
  • 29,1 % des patients ont présenté une poussée de PR.
Conception de l’étude
  • Intervention prospective, dans un seul centre, randomisée, en simple aveugle et en groupes parallèles.
  • Les patients adultes atteints de PR recevant une dose de MTX pendant six semaines ou plus longtemps ont été affectés de manière aléatoire pour continuer à recevoir du MTX (groupe 1), pour ne plus recevoir de MTX quatre semaines avant la vaccination (groupe 2), pour ne plus recevoir de MTX deux semaines avant et deux semaines après la vaccination (groupe 3) ou pour arrêter le MTX quatre semaines après la vaccination (groupe 4).
  • Financement : Fondation nationale de la recherche de Corée.
Pourquoi est-ce important ?
  • Il est recommandé que les patients atteints de PR soient vaccinés contre la grippe saisonnière avant de commencer à prendre du MTX ; toutefois, la plupart d’entre eux reçoivent déjà du MTX.

Consulter le résumé

2. Vaccin contre la grippe chez les personnes âgées : celles recevant une dose élevée souffrent-elles davantage ? 



Source : Open Forum Infect Dis

À retenir
  • Les effets indésirables ont été plus fréquents chez les adultes âgés de 65 ans ou plus qui ont reçu une dose élevée (DE) du vaccin contre la grippe, par rapport à une dose standard (DS), mais les taux des symptômes sévères se sont révélés faibles et similaires.
Principaux résultats
  • 1 211 patients ont reçu une DE et 1 498 une DS du vaccin.
  • 547 patients ayant reçu une DE et 541 ayant reçu une DS ont répondu à des questions.
  • Des effets indésirables systémiques ont été constatés chez 11,4 % du groupe DE contre 6 % pour le groupe DS (P = 0,002).
  • Les taux d’effets indésirables locaux se sont avérés être de 30 % et 18 %, respectivement (P 
  • 1,3 % des personnes ayant reçu une DE et 0,6 % de celles ayant reçu une DS du vaccin ont rapporté un effet indésirable systémique ou local sévère (P = 0,34).
Conception de l’étude
  • Étude posthomologation et observationnelle en situation réelle.
  • Personnes âgées de 65 ans ou plus ayant reçu une DE ou une DS du vaccin contre la grippe au Système de santé des Anciens combattants de Minneapolis (Minneapolis Veteran Affairs [VA] Health Care System ; saison 2015–2016).
  • Questionnaire à 17 items portant sur les symptômes systémiques et locaux.
  • Financement : Fondation pour l’éducation et la recherche médicale des Anciens combattants du Minnesota (Minnesota Veterans Medical Research and Education Foundation) et programme de recherche du département des Anciens combattants (VA Research). 
Pourquoi est-ce important ?
  • Les résultats de l’étude devraient rassurer les patients et les professionnels de santé sur la sécurité d’emploi et la tolérance d’une DE, par rapport à une DS, en cas d’administration du vaccin inactivé trivalent contre la grippe.

Texte intégral gratuit

3. Pneumonie chez les pensionnaires de maisons médicalisées : quel est le véritable coût ?

 



Source : J Am Med Dir Assoc

À retenir
  • Au moins un épisode de pneumonie a augmenté le coût total annuel des soins de santé pour un pensionnaire d’une maison médicalisée (MM) de 2 813 €, principalement en raison des coûts de l’hospitalisation.
Principaux résultats
  • 345 patients.
  • 18 % des patients ont présenté au moins un épisode de pneumonie.
  • Coût annuel moyen total pour un patient atteint de pneumonie, par rapport à un patient sans pneumonie : 9 479 € contre 6 666 € (P = 0,0005).
  • Le coût supplémentaire était dû en grande partie aux hospitalisations qui ont représenté 56 % et 51 % du coût pour les patients atteints de pneumonie, par rapport aux patients sans pneumonie.
  • Les principaux facteurs de coûts ont été les médicaments et les services paramédicaux (représentant 14 % contre 17 % et 9 % contre 11 % des coûts, respectivement).
Conception de l’étude
  • Étude prospective, longitudinale, observationnelle et multicentrique.
  • Étude sur l’incidence de la pneumonie et de ses conséquences sur les pensionnaires de maisons médicalisées.
  • Les coûts de santé totaux liés à la pneumonie dans 13 MM en France sur une période d’un an ont été évalués.
  • Les pensionnaires âgés de plus de 60 ans et dont la capacité fonctionnelle était limitée ont été inclus.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.
Pourquoi est-ce important ?
  • La seule autre étude ayant évalué le coût de la pneumonie acquise en MM n’avait pas inclus le coût de l’hospitalisation.

Consulter le résumé

4. Tests diagnostiques de la pneumonie bactérienne : les antibiotiques influencent-ils les résultats ? 



Source : Open Forum Infect Dis

À retenir
  • L’exposition à des antibiotiques a été associée à une réduction du rendement bactérien dans le cadre de tests diagnostiques par cultures.
Principaux résultats
  • 4 676 patients.
  • 94 % avaient reçu des antibiotiques (durant l’hospitalisation pour 85 % des patients ; durant et avant l’hospitalisation pour 15 % des patients ; uniquement avant l’hospitalisation pour
  • Les détections bactériennes ont été plus nombreuses dans les échantillons prélevés avant l’administration d’antibiotiques destinés aux hémocultures (5,2 % contre 2,6 % ; P 
  • L’exposition à des antibiotiques a été associée à une réduction d’environ 50 % des détections bactériennes dans les tests diagnostiques par cultures.
  • Pour l’ensemble des analyses, les détections bactériennes ont diminué en fonction de l’accroissement de la durée entre l’administration des antibiotiques et le prélèvement des échantillons.
Conception de l’étude
  • Étude sur l’étiologie de la pneumonie dans une étude multicentrique menée en milieu extrahospitalier.
  • Patients hospitalisés atteints de pneumonie acquise en milieu extrahospitalier.
  • L’influence des antibiotiques et du moment de leur administration sur les résultats des tests diagnostiques bactériens a été évaluée.
  • Les tests par cultures ont compris des hémocultures, des expectorations ou des aspirations par tube endotrachéal (TE).
  • Les tests non basés sur des cultures comprenaient des tests des antigènes urinaires (TAU) et l’amplification en chaîne par polymérase sur des prélèvements nasopharyngés et oropharyngés (NP/OP) par écouvillonnage.
  • Financement : CDC.
Pourquoi est-ce important ?
  • L’étude souligne la nécessité d’obtenir des cultures se rapprochant le plus possible du moment de l’administration des antibiotiques.

Texte intégral gratuit