Pharmacopée pour le traitement du COVID-19 : que savons-nous pour le moment ?


  • Jenny Blair, MD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Pour le traitement de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), il convient d’envisager le plasma de convalescents et les antagonistes de l’interleukine 6 (IL-6).
  • Les patients prenant des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) et des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARA) doivent continuer à les prendre.
  • Les données concernant les antipaludiques sont limitées, et ces médicaments ne sont pas bénins.

Pourquoi est-ce important ?

  • Avant que des essais voient le jour, cet article synthétise le peu de connaissances dont nous disposons.

Description

  • Il s’agit d’une revue narrative de 18 articles sur le traitement pharmaceutique du COVID-19.

Informations clés

  • Analogues nucléotidiques, tels que le remdésivir :
    • Il convient de les envisager pour la forme sévère de la maladie et l’insuffisance respiratoire.
    • Ne pas l’utiliser avec l’hydroxychloroquine.
  • Analogues nucléosidiques :
    • Non recommandés.
    • Des essais sur le favipiravir sont en cours.
    • La ribavirine est trop toxique aux doses requises.
  • Inhibiteurs de la protéase, tels que le lopinavir/ritonavir :
    • Ils ont été efficaces dans le cadre du syndrome respiratoire aigu sévère (Severe Acute Respiratory Syndrom, SARS).
    • Leur usage est controversé dans le cadre du COVID-19 ; non recommandés.
  • Antipaludiques, tels que la chloroquine et l’hydroxychloroquine :
    • Sur la base de données extrêmement limitées, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) a accordé une autorisation d’urgence pour l’hydroxychloroquine.
    • Ces deux médicaments peuvent être toxiques, voire mortels.
  • Corticoïdes :
    • Éviter leur usage systématique.
    • Envisager leur usage dans le cadre d’un choc septique réfractaire et d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë sévère.
  • Médicaments biologiques, tels que le tocilizumab et le sarilumab :
    • Envisager leur usage dans le cas d’un syndrome de libération des cytokines.
  • Plasma de convalescents :
    • Approuvé pour les cas d’infections au COVID-19 sévères et mettant immédiatement en jeu le pronostic vital.
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), inhibiteurs de l’ECA, ARA :
    • Les données probantes ne soutiennent pas la présence d’un risque accru.

Limites

  • Échantillons de petite taille ; modèles in vitro ou animaux.

Informations supplémentaires

  • Une étude de patients atteints du COVID-19 hospitalisés, parue en prépublication le 15 avril (n = 181), n’a découvert aucune différence entre la présence et l’absence d’un traitement par hydroxychloroquine concernant un critère d’évaluation composite portant sur les transferts en unité de soins intensifs (USI) ou les décès.