Pesticides et LNH : le risque est spécifique aux sous-types et aux produits chimiques

  • Leon ME & al.
  • Int J Epidemiol
  • 18 mars 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’utilisation de certains pesticides par des travailleurs agricoles a été associée à une augmentation modérée du risque de sous-types de lymphome non hodgkinien (LNH).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’exposition aux pesticides a été liée à des effets indésirables, qui comprennent la génotoxicité, l’immunosuppression et le stress oxydatif.

Protocole de l’étude

  • Une analyse combinée a été réalisée afin d’étudier les associations entre les pesticides agricoles et le risque de tumeurs malignes lymphoïdes.
  • L’analyse comprenait 14 groupes chimiques de pesticides, 33 principes actifs et les données de 316 270 travailleurs agricoles aux États-Unis, en France et en Norvège.
  • Financement : Office national de l’eau et des milieux aquatiques ; Plan d’action national ECOPHYTO 2018 ; Centre international de recherche sur le cancer ; Programme de recherche intra-muros de l’Institut national américain du cancer (Intramural Research Program of the National Cancer Institute) ; NIH ; Bourse de mobilité Ammodo van Gogh.

Principaux résultats

  • La plupart des analyses n’ont montré aucune association significative entre le LNH et l’utilisation d’un principe actif/groupe chimique.
  • Une augmentation modérée du RR a été identifiée dans les cas suivants :
    • le LNH et l’utilisation de terbufos (RRm : 1,18 ; IC à 95 % : 1,00–1,39) ;
    • la leucémie lymphocytaire chronique et l’utilisation de deltaméthrine (RRm : 1,48 ; IC à 95 % : 1,06–2,07) ;
    • le lymphome diffus à grandes cellules B et l’utilisation de glyphosate (RRm : 1,36 ; IC à 95 % : 1,00–1,85).

Limites

  • L’évaluation de l’exposition était basée sur l’enregistrement des pesticides et les données de vente, ce qui pourrait entraîner une surestimation de la prévalence de l’exposition.