Pas de gold standard dans le traitement de la cellulite infectieuse

  • Brindle R & al.
  • JAMA Dermatol
  • 12 juin 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Aucun antibiotique ne semble plus efficace qu’un autre dans le traitement de la cellulite infectieuse et de l’érysipèle, selon une méta-analyse parue dans le JAMA Dermatology . De plus, la comparaison de protocoles fondés sur différentes combinaison de molécules, différentes voies d’administration ou différentes durées de traitement ne permet pas d’identifier un protocole plus efficace qu’un autre. Dans la mesure où ces conclusions sont issues d’études pour laquelle les preuves cliniques restent de qualité moyenne, de nouveaux essais dédiés à l’étude de la durée du traitement dans les formes sévères ou différents régimes posologiques permettraient d’apporter des éléments utiles pour offrir une meilleure prise en charge aux patients.

Principaux résultats

La méta-analyse a été menée à l’issue d’une revue des bases de données bibliographiques parues jusqu’en décembre 2018, soit 43 essais cliniques ayant rassemblé 5.999 sujets enfants et adultes (1 mois-96 ans) traités pour cellulite infectieuse ou érysipèle.

Plusieurs types d’interventions ont été comparés et n’ont pas permis de mettre en évidence une différence en termes de guérison, notamment : pénicillines contre céphalosporines, céphalosporines de nouvelle génération versus les plus anciennes, bêta-lactamines versus macrolides, lincosamides ou streptogramines, ou encore quinolone ou vancomycine, vancomycine seule ou en association, linézolide seul comparés à un autre antibiotique.

La comparaison de traitements maintenus 5 ou 7 jours n’a pas non plus permis d’obtenir de meilleurs résultats en termes de guérison. Enfin, concernant la voie d’administration, seules 4 petites études ont été consacrées à la comparaison des voies intraveineuse et orale : deux ont décrit une efficacité similaire des deux voies, tandis que les deux autres ont abouti à des résultats contradictoires.