Ostéoporose : quelle est la persistance d’un traitement par tériparatide dans la vraie vie ?


  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

La Revue du Rhumatisme publie une étude menée dans la « vraie vie » au sein du département de rhumatologie du CHRU de Lille. Cette étude a évalué le taux de persistance et la tolérance du tériparatide à 18 mois et a comparé le taux de persistance du tériparatide entre les différents types d’ostéoporose. 

Au global, le taux de persistance du tériparatide à 18 mois était de 62,1% pour les sujets souffrant d’ostéoporose post-ménopausique, de 52,4% pour ceux atteints d’ostéoporose masculine et de 64,7% pour ceux présentant une ostéoporose cortico-induite, sans différence statistique entre les différents groupes.

Pourquoi est-ce important ?

Les auteurs ont souhaité mener cette étude après avoir fait le constat qu’il n’existait pas de travaux ayant analysé la persistance d’un traitement par tériparatide chez des patients présentant une ostéoporose masculine ou cortico-induite.

Principaux résultats

Au global, sur les 125 patients de la cohorte (78 femmes et 47 hommes ; âge moyen 71 ans), 66 souffraient d’ostéoporose post-ménopausique, 42 d’ostéoporose masculine et 17 d’ostéoporose cortico-induite. Un peu moins de la moitié (42,2%) des participants avait un antécédent de fracture non vertébrale et le nombre moyen de fractures vertébrales était de 3,8 (±2) par patient. 54% des patients avaient déjà reçu un traitement anti-ostéoporotique avant l’initiation du tériparatide (un bisphosphonate per os dans 83,6% des cas).

Le taux de persistance du tériparatide à 6, 12 et 18 mois était respectivement de 73,6%, 62,4% et 59,2%. Aucune différence statistiquement significative n’a pu être mise en évidence entre les trois groupes d’ostéoporose.

Le taux de persistance du tériparatide à 18 mois était respectivement de 62,1% pour l’ostéoporose post-ménopausique, 52,4% pour l’ostéoporose masculine et 64,7% pour l’ostéoporose cortico-induite.

Le premier motif d’arrêt anticipé du tériparatide était la survenue de signes d’intolérance (n=16) : hypocalcémies symptomatiques, douleurs, vertiges, troubles digestifs. Neuf patients ont présenté onze fractures cliniques incidentes sous tériparatide (6 fractures vertébrales et 5 non vertébrales). Trois patients ont eu un événement annexe qui a imposé l’arrêt du traitement (cancer de la langue, cancer hépatocellulaire et insuffisance rénale). Cinq patients sont décédés mais sans précision sur la cause du décès. 

Méthodologie

Étude monocentrique, rétrospective et observationnelle ayant inclus tous les patients atteints d’ostéoporose et traités par tériparatide entre janvier 2008 et octobre 2014 au sein du service de rhumatologie du CHRU de Lille.

Principales limitations

Faible nombre de patients au global.