Omega-3 et stéatose hépatique non alcoolique

  • Musa-Veloso K & al.
  • Nutr Rev
  • 1 août 2018

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Les apports en oméga-3 semblent importants dans la prise en charge de la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Au total, 18 études ont répondu aux critères d’inclusion dans la méta-analyse. Celle-ci a mis en évidence que la supplémentation en acides gras oméga-3 améliorait significativement 6 des 13 facteurs de risque métabolique, les taux de 2 des 3 enzymes hépatiques (ALAT et Gamma-GT, mais pas ASAT), la composition en graisse du foie (évaluée par IRM/spectroscopie) et le score de stéatose (évalué par ultrasons). Cependant, ces résultats n’étaient significatifs que dans certaines conditions bien spécifiques. Il est donc essentiel de mener des études de bonne facture avant d’avancer toute recommandation sur le sujet.

Les apports quotidiens efficaces pourraient être d’environ 3,0 g d’acide eicosapentaénoïque (EPA) et docosahexaénoïque (DHA) chez l'adulte et de 250 mg de DHA chez l'enfant. Cependant, des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer les doses efficaces et mieux comprendre les effets de ces acides gras spécifiques sur les composantes histologiques de ces patients.

Pourquoi est-ce important ?

Selon les données de la littérature, 20 à 30% des adultes qui vivent en occident présenteraient une stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement. Des études ont montré que le bénéfice de la perte de poids dépendait de l’importance de celle-ci : une perte de poids de 3 à 5% pourrait améliorer la stéatose, une perte de poids de 5 à 7% permettrait d’agir sur l’inflammation hépatique et avec une perte de 7 à 10% la régression de la fibrose pourrait être espérée. Cependant, nombreux sont les patients qui rencontrent des difficultés à maintenir des changements de modes de vie (alimentation et activité physique) sur le long terme. L’étude présentée ici montre l’intérêt d’une alimentation riche en acides gras oméga-3 sur la stéatose hépatique non alcoolique.

Méthodologie

Revue de la littérature, menée à partir de 8 bases de données, et méta-analyse évaluant les effets des acides gras polyinsaturés oméga-3 à longue chaîne, et plus particulièrement en EPA (acide eicosapentaénoïque) et DHA (acide docosahexaénoïque) sur le foie et sur le métabolisme des enfants et des adultes souffrant de stéatopathie non alcoolique. 

Seules les études d’intervention, contrôlées au sein desquelles les effets indépendants des acides gras oméga-3 longue chaîne pouvaient être isolés ont été incluses.

Principale limitation

Le régime alimentaire et l’activité physique peuvent constituer des facteurs de confusion, ceux-ci n’ont pas été considérés dans les analyses présentées ici.