Œsophagectomie : un IMC bas ou élevé augmente le risque de complications

  • Mitzman B & al.
  • Ann Thorac Surg
  • 1 oct. 2018

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un IMC très bas ou très élevé est associé à des complications postopératoires après une œsophagectomie pour un cancer œsophagien.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les risques associés à un IMC élevé dans le cancer et la chirurgie ont été largement mis en avant, mais les études portant sur les risques encourus par les patients dont l’IMC est bas sont insuffisantes.

Protocole de l’étude

  • 9 389 patients issus de la base de données de chirurgie thoracique générale de la Société des chirurgiens thoraciques (Society of Thoracic Surgeons General Thoracic Surgery Database) ont fait l’objet d’une œsophagectomie pour une tumeur.
  • Financement : Société des chirurgiens thoraciques (Society of Thoracic Surgeons).

Principaux résultats

  • La mortalité opératoire était de 3,4 % et était similaire dans les différentes catégories d’IMC.
  • Les complications postopératoires majeures étaient plus fréquentes chez les personnes en insuffisance pondérale (IMC inférieur à 18,5 kg/m2 ; RC : 1,14 ; IC à 95 % : 0,84–1,55), chez les personnes obèses II (IMC compris entre 35,0 et 39,9 kg/m2 ; RC : 1,32 ; IC à 95 % : 1,07–1,62) et chez les personnes obèses III (IMC supérieur ou égal à 40,0 kg/m2 ; RC : 1,79 ; IC à 95 % : 1,35–2,37).
  • Les patients en insuffisance pondérale et obèses III présentaient la plus longue durée d’hospitalisation (11,0 jours ; P 
  • Les patients en insuffisance pondérale, obèses II et obèses III présentaient le taux le plus élevé de tout événement postopératoire majeur (36,8 %, 39,8 % et 43,4 %, respectivement ; P 
  • En ce qui concerne les complications pulmonaires, le RC ne dépassait pas 1 tant qu’un IMC de 37,0 kg/m2 n’était pas atteint, ce qui suggère que le risque postopératoire pourrait être inférieur pour les patients en surcharge pondérale ou en obésité légère.

Limites

  • Étude rétrospective.