Obésité : l’essentiel du mois d’octobre 2016

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Les trois études essentielles de ce mois-ci sur l’obésité, sélectionnées parmi 746 études évaluées par des pairs

1. Aussi surprenant soit-il, il y a des patients qui écoutent leur médecin. Dans une étude portant sur plus de 2 000 adultes, ceux qui s’étaient fait conseiller par leurs médecins sur la perte de poids étaient trois plus susceptibles de modifier leur comportement que ceux n’ayant pas reçu de conseils. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Am J Health Promot.

2. Bon, certains patients ne sont visiblement pas concernés. Dans une méta-analyse regroupant 10 études, des interventions brèves auprès d’enfants basées sur des mesures régulières de l’IMC n’ont été associées qu’à une très faible réduction du score z de l’IMC. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Pediatrics ci-dessous.

3. Par ailleurs, certaines interventions apportent des bénéfices immédiats, mais dont les effets ne sont pas durables. Un ensemble d’outils basés sur les technologies sociales et mobiles a permis une perte de poids modeste, mais significative sur le plan statistique à 6 et 12 mois, mais les différences entre les groupes d’intervention et les groupes témoins n’étaient plus significatives sur le plan statistique à 18 mois. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Lancet Diabetes Endocrinol.

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Consulter les articles d’hier de l’essentiel du mois sur les maladies de la thyroïde»

 
1

Les conseils des professionnels de santé sur la perte de poids conduisent à des changements de comportement

Source : Am J Health Promot

À retenir

  • Les personnes qui avaient reçu des conseils de leur professionnel de santé sur la perte ou le contrôle du poids étaient trois fois plus susceptibles d’avoir modifié leur comportement en conséquence.

Principaux résultats

  • Les professionnels de santé avaient donné des conseils sur la perte/le contrôle du poids au cours de l’année passée à 19,4 % des personnes en surpoids, à 46,8 % des personnes atteintes d’obésité de classe I, à 62,8 % des personnes atteintes d’obésité de classe II et à 76,9 % des personnes atteintes d’obésité de classe III.
  • Les personnes qui avaient reçu ces conseils étaient nettement plus susceptibles d’avoir modifié leur comportement en matière de perte/de contrôle du poids (RC : 3,1 ; IC à 95 % : 2,2–4,2).

Conception de l’étude

  • Étude de cohorte de 2 291 adultes en surpoids ou obèses d’origines ethniques diverses provenant de l’Enquête nationale sur la santé et la nutrition de 2011–2012.
  • Les résultats principaux étaient le fait d’avoir reçu des conseils de la part d’un professionnel visant à la perte ou au contrôle du poids chez des personnes ayant consulté un professionnel de santé au cours de l’année passée et la modification du comportement en conséquence.
  • Financement : l’étude n’a reçu aucun soutien financier.

Pourquoi est-ce important ?

  • Certaines données probantes suggèrent qu’un grand nombre de professionnels de santé donnent trop peu fréquemment des conseils sur la perte ou le contrôle du poids. 

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2

La surveillance de l’IMC et l’apport de conseils ne permettent qu’un bénéfice limité chez les enfants

Source : Pediatrics

À retenir

  • Il serait peut-être temps de revoir les directives en matière de pratiques qui préconisent d’intégrer la surveillance de l’indice de masse corporelle (IMC) et l’apport de conseils dans la pratique pédiatrique courante.

Principaux résultats

  • Les interventions brèves se déroulaient à un rythme d’une à huit sessions par an, et comprenaient ou non un suivi après l’intervention qui pouvait aller jusqu’à trois ans.
  • Par rapport aux soins habituels ou à une intervention témoin, les interventions brèves n’ont été associées qu’à une faible réduction du score z de l’IMC (-0,04 ; P = 0,02).
  • Les résultats étaient les mêmes dans les sous-groupes stratifiés par des facteurs tels que l’âge des patients, la cible (parents ou enfants), le nombre de sessions et le type de l’intervention témoin utilisée.

Conception de l’étude

  • Méta-analyse d’études ayant comparé des interventions de maintien du poids dans le cadre de soins de médecine générale en cabinet et des interventions témoins chez des patients âgés de 2 à 18 ans.
  • Les tailles d’effet ont été combinées pour 12 études (10 essais randomisés contrôlés et deux études quasi expérimentales).
  • Les résultats principaux étaient l’IMC et les scores z de l’IMC.
  • Financement : l’étude n’a pas reçu de financement externe.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les données probantes font défaut s’agissant des recommandations préconisant aux prestataires de soins de médecine générale pour les patients pédiatriques de surveiller l’IMC et de donner des conseils dans le cadre de leur pratique courante.

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3

Des outils utilisant les réseaux sociaux et les technologies mobiles pour la perte de poids

Source : Lancet Diabetes Endocrinol

À retenir

  • Une intervention basée sur le recours à des outils utilisant les réseaux sociaux et les technologies mobiles a permis une perte de poids précoce chez de jeunes adultes en surpoids, mais le bénéfice ne s’est pas maintenu dans la durée.

Principaux résultats

  • Le poids ajusté était inférieur dans le groupe d’intervention, par rapport au groupe témoin à 6 mois (-1,33 kg ; P = 0,011) et à 12 mois (-1,33 kg ; P = 0,008).
  • Toutefois, la différence n’était plus significative à 18 mois (-0,67 kg ; P = 0,200) ou à 24 mois (-0,79 kg ; P = 0,204).
  • Les résultats se sont révélés similaires pour l’indice de masse corporelle et le tour de taille.
  • Un participant du groupe d’intervention a développé des calculs biliaires, peut-être sous l’effet d’une perte de poids rapide et excessive.

Conception de l’étude

  • Essai randomisé contrôlé portant sur 404 étudiants universitaires en surpoids ou obèses (poids moyen : 76,5 kg ; indice de masse corporelle moyen : 28,5 kg/m2) âgés de 18 à 35 ans.
  • Les étudiants ont été affectés au groupe d’intervention SMART (Social Mobile Approaches to Reduce Weight ou Approches utilisant les réseaux sociaux et les technologies mobiles pour la réduction du poids), une intervention visant la perte de poids mise en œuvre par le biais de Facebook, d’applications pour appareils mobiles, de messages textuels, d’e-mails, d’un site Internet et d’échanges permis par les technologies de communication avec un coach en santé, ou au groupe témoin (communication d’informations générales sur la santé et le bien-être).
  • Le résultat principal était le poids à 24 mois.
  • Financement : étude financée par l’Institut national du cœur, des poumons et du sang (National Heart, Lung, and Blood Institute) des Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH).
  • Financement : aucun.

Pourquoi est-ce important ?

  • La plupart des interventions basées sur les technologies de communication et visant à favoriser la perte de poids ont été expérimentées chez des adultes d’âge moyen et d’âge avancé et n’ont pas évalué l’effet résultant de l’exploitation du réseau social en ligne existant d’une personne.

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