Nouveaux contraceptifs oraux : la prise à court terme augmente le risque de cancer de l’ovaire

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À retenir
  • La prise à court terme des nouvelles formulations de contraceptifs oraux (CO) a été associée à une augmentation significative du risque de cancer de l’ovaire.
Pourquoi est-ce important ?
  • Ces résultats diffèrent des études précédentes ayant systématiquement démontré un risque réduit de cancer de l’ovaire associé à la prise de CO ; de nouvelles recherches sur la prise des nouvelles formulations sont nécessaires pour explorer ce changement de direction.
Conception de l’étude
  • La prise de CO et son lien avec le risque de cancer de l’ovaire ont été évalués chez des femmes nées entre 1947 et 1964 ayant pris les nouvelles formulations ; la cohorte comprenait 110 929 femmes participant à l’étude sur la santé des infirmières II (Nurses’ Health Study II).
  • Financement : Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health).
Principaux résultats
  • Une augmentation significative de 82 % du risque de cancer de l’ovaire a été observée avec l’utilisation d’une CO pendant 6 mois ou moins (RR : 1,82).
  • Le risque de cancer de l’ovaire a diminué de 5 % après chaque année de prise (RR : 0,95). Seule la prise de CO de ≥ 15 ans a démontré une réduction non significative du risque de cancer de l’ovaire (RR : 0,43) ; une tendance significative a été observée parmi les intervalles de durée de prise de CO (P-tendance = 0,0005).
  • Les femmes nullipares ayant pris des CO pendant 10 ans ou plus ont présenté un risque de cancer de l’ovaire nettement réduit (RR : 0,39) ; aucune association n’a été observée chez les femmes pares ayant suivi un traitement similaire (RR : 1,28).
Limites
  • Petit nombre de cas de cancer de l’ovaire (n = 281).