Nombre et fractions de cancers attribuables au mode de vie et à l’environnement en France en 2015


  • Laurence Rous
  • Actualités médicales
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A retenir

  • En 2015, en France métropolitaine, 41% des cancers chez l’adulte étaient imputables à des facteurs de risque liés au mode de vie ou à l’environnement, principalement la consommation de tabac et d’alcool.

Pourquoi est-ce important ?

  • Estimer la part et le nombre de cancers attribuables à des facteurs de risque modifiables (FRM) peut permettre de cibler les actions préventives.

Conception de l’étude

  • 13 FRM, classés cancérogènes certains ou probables par le Circ, pris en compte (alcool, alimentation, surpoids/obésité, activité physique insuffisante, hormones exogènes, durée d’allaitement
  • Estimation de l’incidence des cancers en 2015, de l’exposition, et du risque respectivement grâce principalement aux données du réseau Francim (2013), d’enquêtes nationales représentatives, et de méta-analyses ou de grandes études (non françaises).
  • Estimation de la fraction attribuable par facteur de risque, localisation, et sexe chez les adultes (≥30 ans) et calcul du nombre par multiplication par l’incidence, puis calcul du nombre total de cancers et de la fraction des cancers attribuables à l’ensemble des facteurs.

Principaux r ésultats

  • 142000 des nouveaux cas de cancers (41%) étaient attribuables à des FRM.
  • Les principaux FRM étaient les suivants : tabac (20%), alcool (8%), alimentation (5,4%), surpoids/obésité (5,4%).
  • Les cancers du col de l’utérus et le sarcome de Kaposi étaient les plus dépendants de FRM (fraction attribuable, 100%).
  • Le nombre de cas attribuables était le plus élevé pour les cancers du poumon (N=35000), du sein (N=20000), et colorectal (N=19000).

Limites

  • Nombre de FRM inclus.
  • Indépendance supposée entre les FRM.
  • Non prise en compte d’effets protecteurs.
  • Hypothèses basées sur les connaissances actuelles.