NKF 2019—Insuffisance rénale aiguë liée à la grossesse : Le taux d’hospitalisation est plus élevé chez les femmes d’origine afro-américaine


  • Richard Robinson
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Le taux d’hospitalisation pour une insuffisance rénale aiguë liée à la grossesse (IRA-lG) a augmenté dans l’ensemble des principaux groupes ethniques.
  • Les femmes d’origine ethnique noire ont été touchées de façon disproportionnée par l’IRA-lG, par rapport aux femmes d’origine ethnique blanche et hispanique.

Pourquoi est-ce important

  • Le taux d’IRA-lG a triplé entre 1993 et 2014, mais les différences en fonction de l’appartenance ethnique n’ont pas été étudiées.
  • L’IRA-lG est associée à de multiples issues défavorables de la grossesse, notamment un travail avant le terme, une fausse couche et le décès.

Protocole de l’étude

  • Les données proviennent de l’échantillon national des patients hospitalisés (National Inpatient Sample, NIS), la plus grande base de données américaine sur les soins aux malades hospitalisés, tous organismes payeurs confondus, accessible au public, entre 2005 et 2014.
  • Les hospitalisations en raison d’une grossesse et d’une IRA-lG ont été déterminées par les codes de classification internationale des maladies (CIM).
  • Une régression logistique a été effectuée en fonction de l’âge, du revenu, du type d’hôpital et des comorbidités.

Principaux résultats

  •  7 058 cas d’IRA-lG ont été identifiés sur 9 768 905 hospitalisations en raison d’une grossesse.
  • Les hospitalisations pour IRA-lG sont passées de 0,04 % de toutes les grossesses en 2005 à 0,12 % en 2015, mais de 0,07 % à 0,3 % pendant la même période pour les femmes d’origine ethnique noire.
  • Les femmes d’origine ethnique noire représentaient 29 % des patientes atteintes d’une IRA-lG, contre 12,4 % des patientes sans IRA-lG.
    • Femmes d’origine ethnique blanche : 32,6 % des patientes étaient atteintes d’une IRA-lG, et 43,8 % des patientes ne présentaient pas d’IRA-lG.
    • Femmes d’origine ethnique hispanique : 15,8 % des patientes étaient atteintes d’une IRA-lG, et 19,2 % des patientes ne présentant pas d’IRA-lG (P 
  • L’IRA-lG était plus fréquente chez les femmes plus âgées, celles avec un statut socioéconomique plus faible et celles qui présentaient des comorbidités (diabète, hypertension, obésité, anémie, troubles de la circulation pulmonaire ; P 

Limites

  • La base de données NIS exclut certains types d’hôpitaux.
  • Toutes les caractéristiques cliniques ne sont pas saisies.