Ne faites pas de diagnostics d’hypercholestérolémie après Noël


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Les auteurs d’une nouvelle étude ont mis en garde les cliniciens contre le fait d’établir un diagnostic d’hypercholestérolémie aux alentours de Noël, après avoir identifié des taux plus élevés de cholestérol total et de cholestérol à lipoprotéines de basse densité (Low-Density Lipoprotein, LDL) immédiatement après la période des fêtes.

L’étude observationnelle a inclus 25 764 individus âgés de 20 à 100 ans issus de l’étude de la population générale de Copenhague, au Danemark.

Les données ont révélé que les niveaux moyens de cholestérol total et de cholestérol LDL ont augmenté pendant les mois de décembre et janvier chez les individus ayant été examinés durant l’été. Par rapport aux individus examinés en mai-juin, ceux examinés en décembre-janvier présentaient des taux de cholestérol total 15 % plus élevés (P 

Parmi les individus ayant participé à l’étude durant la première semaine de janvier, juste après les fêtes de Noël, 77 % présentaient des taux de cholestérol LDL supérieurs à 3 mmol/l (116 mg/dl) et 89 % présentaient des taux de cholestérol total supérieurs à 5 mmol/l (193 mg/dl). Le rapport de cotes corrigé multivarié de l’hypercholestérolémie était de 6,0 (IC à 95 % : 4,2–8,5) chez les individus examinés durant la première semaine de janvier, par rapport aux individus participant à l’étude durant le reste de l’année.

Selon les auteurs, les résultats soulignent la nécessité de tester à nouveau les patients atteints d’hypercholestérolémie après la période de Noël avant d’instaurer un traitement visant à abaisser le cholestérol.

Les résultats ont été publiés dans la revue Atherosclerosis.