Myélome multiple : le schéma VRD est efficace en traitement d’induction avant une autogreffe

  • Rosiñol L & al.
  • Blood
  • 12 sept. 2019

  • Par Emily Willingham, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • L’association bortézomib, lénalidomide et dexaméthasone (VRD) s’est montrée efficace dans le cadre d’un traitement d’induction avant une autogreffe de cellules souches (AGCS), chez des patients atteints d’un myélome multiple nouvellement diagnostiqué.

Pourquoi est-ce important ?

  • D’après les auteurs, le traitement d’induction par VRD peut être considéré comme « un nouveau traitement de référence », sur la base des résultats de cet essai de phase III.

Principaux résultats

  • 81,0 % des patients ont mené à terme l’ensemble des phases du traitement.
  • Chez les 426 patients ayant commencé le cycle 6, le taux de réponse supérieure ou égale à une très bonne réponse partielle a augmenté au fil du temps :
    • 55,6 % au cycle 3 ;
    • 63,8 % au cycle 4 ;
    • 68,3 % au cycle 5 ; et
    • 70,4 % après le traitement d’induction.
  • Après le traitement d’induction, le taux de réponse complète (RC) dans la population en intention de traiter était de 33,4 %, ce qui était similaire (34,8 %) à celui observé chez les patients présentant des caractéristiques cytogénétiques à haut risque. 6,8 % des patients ont présenté une progression.
  • Le taux de RC dans la population en intention de traiter a augmenté jusqu’à 44,1 % après l’AGCS, et jusqu’à 50,2 % après le traitement de consolidation par VRD.
  • Taux de maladie résiduelle (MR) indétectable : 
    • 28,8 % lors du traitement d’induction ; 
    • 42,1 % au moment de la greffe ; et
    • 45,2 % lors du traitement de consolidation.
  • Les événements indésirables liés au traitement les plus fréquents étaient la neutropénie (12,9 %) et l’infection (9,2 %).
  • Le taux de neuropathie périphérique de grade 2 ou supérieur était de 17,0 %.
  • 13,3 % des patients ont arrêté le traitement (34/61 en raison d’une maladie progressive ; 10/61 en raison d’une toxicité ; 5/61 en raison d’un décès).

Protocole de l’étude

  • L’étude multicentrique espagnole PETHEMA/GEM2012 a inclus 458 patients âgés de 65 ans ou moins (âge médian : 58 ans), atteints d’un myélome multiple nouvellement diagnostiqué.
  • Financement : Celgene ; Janssen ; Pierre Fabre ; Gouvernement espagnol.

Limites

  • Le nombre optimal et la longueur des cycles de traitement d’induction n’ont pas encore été établis.
  • Aucun comparateur.