MTEV : les messages éducatifs sont les bons, ils doivent être plus fréquents

  • Le Collen L & al.
  • J Med Vasc
  • 1 juin 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Selon les patients français inclus dans l’étude CACTUS, qui présentaient une thrombose veineuse profonde distale (TVPD), la qualité des informations et de l’éducation qu’ils ont reçues lors de la prise en charge initiale était satisfaisante, qu’elles émanent du médecin traitant ou vasculaire. En revanche, ce dernier avait plus souvent délivré l’information et consacré une consultation complète à cela. Si ce dernier point peut découler du concept de l’étude, imposant de dédier une consultation complète au protocole par le médecin vasculaire, il est intéressant de noter que la grande majorité des patients étaient satisfaits de l’information reçue par l’un ou l’autre des praticiens, et n’avaient pas éprouvé la nécessité de la compléter par d’autres sources. Enfin, le questionnement détaillé des sujets ayant répondu à cette étude ancillaire montre que certains points importants n’ont été abordés que par une minorité de médecins, quelle que soit leur spécialité, et ce, malgré leur importance.

Pourquoi cette étude est-elle intéressante ?

En l’absence d’éducation thérapeutique du patient (ETP) formalisée dédiée à la question, les médecins traitants et les médecins vasculaires déclarent participer activement à l’éducation thérapeutique de leurs patients présentant une MTEV. Cette étude a voulu évaluer l’opinion des patients sur la compréhension et l’exhaustivité de cette information.

Méthodologie

La cohorte de patients ayant répondu est issue des sujets de l’étude française CACTUS dans laquelle  le traitement par nadroparine calcique était comparé à un placebo pendant 6 semaines en complément d’une compression élastique après un premier évènement de TVPD symptomatique des membres inférieurs. Les résultats présentés ici correspondent aux données issues du suivi à un an post-inclusion.

Principaux résultats

  • Au total, 103 patients ont répondu aux questions d’évaluation (49% de femmes, âge moyen 57,5 ans). À un an, ils étaient 85% à ne plus parler de la TVPD à leur médecin traitant ou être suivis par le médecin vasculaire. Parmi eux, 33% étaient encore sous compression élastique, dont 21% pour un syndrome post-thrombotique ou une récidive de TVP.
  • Les patients se disaient satisfaits de l’information reçue des professionnels de santé, 85% déclarant ne pas avoir eu besoin de chercher des informations complémentaires.
  • Les patients déclaraient que l’information délivrée par le spécialiste était plus compréhensible, complète et personnalisée que celle délivrée par le généraliste. Dans cette étude, 92% des médecins vasculaires et 39% des médecins traitants avaient proposé une consultation complète dédiée à la problématique de santé, mais il faut noter que le protocole de l’étude consistait à une inclusion réalisée par le spécialiste à l’issue d’une consultation au cours de laquelle le protocole devait être expliciter au patient ; ceci a pu favoriser l’importance de l’information délivrée par rapport au médecin traitant.
  • Dans tous les cas, la très grande majorité des patients (96,1%) déclaraient que les informations qu’ils avaient reçu étaient nécessaires.
  • Enfin, les thématiques concernant le risque de complications à long terme et de récidive, ou encore l’intérêt et les précautions vis-à vis des anticoagulants n’étaient abordées que pour une minorité de sujets.