Mini-séries Univadis : Chimiothérapie Partie 3 - L'avenir


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Malgré les bénéfices de certaines chimiothérapie, la mortalité globale liée au cancer n'a commencé à diminuer qu'à partir de 1990.

Le recherche sur le cancer a fortement progressé, passant d’une évaluation des nouveaux médicaments de manière aléatoire par rapport à un panel de tumeurs, à la recherche de cibles moléculaires spécifiques.

La translocation du chromosome Philadelphie provoquant la leucémie myéloïde chronique a été découverte en 1961.

L'imatinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase ciblant la protéine de fusion BCR-ABL a été approuvé en 1996,

L'administration d'anticorps monoclonaux ciblant des altérations génétiques spécifiques a également été initiée dans les années 1990, souvent en parallèle d’une chimiothérapie classique.

Il s'agit notamment du trastuzumab pour le cancer du sein HER2+, du rituximab pour le lymphome non hodgkinien et de l'ipilimumab pour le mélanome.

Ces dernières années, les premières approbations de thérapies ciblées pour des tumeurs multiples sont apparues, principalement axées sur les anticorps ciblés contre la PD-1 et la PD-L1 dans les poumons, la vessie, la peau et plusieurs autres cancers.

La découverte de ces mécanismes, que l'on appelle aujourd'hui l'immunothérapie, a conduit à l'attribution d'un prix Nobel en 2018.

Les effets de ces nouveaux traitements, en particulier lorsqu'ils sont combinés à la chimiothérapie classique, ont permis de doubler le taux de survie de certains patients.

De nouvelles combinaisons, telles que FOLFORINOX, ont contribué ces dernières années à améliorer considérablement le traitement du cancer du pancréas, un cancer particulièrement difficile à traiter.

De futures association de chimiothérapie, de thérapies ciblées et d'immunothérapie continueront, espérons-le, à améliorer la survie et la qualité de vie des patients.