MG : Que pensent les carabins de l’automédication ?

  • Dr Chloe Vaneeren

  • JIM Actualités des congrès
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Une étude IPSOS de 2015 a montré que 91 % des français se sentent capables de gérer des problèmes de santé simples. Qu'en est-il chez l'étudiant en médecine, en particulier à propos de l'automédication et qu'en pense-t-il ? Analysant les réponses des étudiants en médecine à un questionnaire de réflexion sur l'automédication, Sophie Tissot et coll. (département de médecine générale, Un. St-Etienne) constate d'abord que 79,8 % des répondants s'automédiquent alors que 93,1 % pensent que l'automédication dans la population générale est une pratique à risque. Les étudiants et les externes utilisent préférentiellement les médicaments d'une précédente ordonnance contrairement aux internes qui se les procurent par accès à l'ordonnancier ou à la salle de soins. La raison médicale invoquée pour se traiter est que leurs connaissances médicales sont suffisantes pour se soigner (41,7 %, surtout chez les internes), le manque de temps (33,2 %, surtout chez les étudiants) et l'accès aux traitements (14,7 %). Il y avait plus d'internes que d'étudiants qui qualifiaient leur autoprescription de « responsable ». Les participants s'étaient déjà automédiqués avec des anxiolytiques (15,8 %), des hypnotiques (7,8 %) et des antidépresseurs (0,9 %). Toutes ces données conduisaient les auteurs à se poser la question de l'importance de l'appropriation du pouvoir médical, des difficultés à s'en dessaisir et de la difficulté à devenir un médecin malade…