Méta-analyse : l’activité physique est associée à une réduction du risque de cancer du poumon chez les fumeurs

  • Liu Y & al.
  • Front Oncol
  • 1 janv. 2019

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une augmentation de l’activité physique était associée à une réduction du risque de cancer du poumon, d’après une méta-analyse, mais cette réduction n’était significative que chez les fumeurs actuels.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les études antérieures ayant identifié une association entre l’activité physique et le risque de cancer du poumon n’avaient pas permis de clarifier si cette association était due à une sous-estimation du tabagisme au cours de la vie.

Protocole de l’étude

  • Une méta-analyse a été menée à partir de 20 études de cohortes incluant 2 965 811 individus, dont 31 807 ont développé un cancer du poumon au cours du suivi.
  • Financement non communiqué.

Principaux résultats

  • Une augmentation de l’activité physique était associée à une réduction du risque de cancer du poumon, comparativement à un faible niveau d’activité physique (risque relatif [RR] : 0,83 ; IC à 95 % : 0,77–0,90).
  • Un haut niveau d’activité physique était associé à une réduction du risque chez la femme (RR : 0,90 ; IC à 95 % : 0,82–0,99) et l’homme (RR : 0,81 ; IC à 95 % : 0,73–0,90), comparativement à un faible niveau d’activité physique.
  • Un haut niveau d’activité physique était associé de manière significative à une réduction du risque de cancer du poumon chez les fumeurs actuels (RR : 0,90 ; IC à 95 % : 0,84–0,97), mais l’association n’était pas significative chez les non-fumeurs (RR : 0,95 ; IC à 95 % : 0,88–1,03).
  • La réduction du risque était significativement plus faible dans les sous-groupes non ajustés pour prendre en compte les facteurs liés à l’alimentation (RR : 0,74 ; IC à 95 % : 0,71–0,77), comparativement à ceux ajustés pour prendre en compte les facteurs liés à l’alimentation (RRc : 0,89 ; IC à 95 % : 0,84–0,95).

Limites

  • Aucune donnée relatives aux maladies pulmonaires chroniques ou à l’apport énergétique total.