Méta-analyse chinoise : les bisphosphonates réduisent le risque de cancer de l’endomètre

  • Zhang XS & al.
  • Gynecol Oncol
  • 27 juin 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • La prise de bisphosphonates a été associée à une réduction significative du risque de cancer de l’endomètre, comparativement à l’absence de bisphosphonates, mais ce n’était pas le cas pour le cancer de l’ovaire.
  • La prise de bisphosphonates pendant plus d’un an réduit ce risque de 43 %, et de 47 % chez les femmes ménopausées.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les données publiées concernant l’association entre la prise de bisphosphonates et le cancer de l’ovaire/de l’endomètre sont contradictoires.

Protocole de l’étude

  • Méta-analyse de sept études identifiées après une recherche dans les bases de données MEDLINE, EMBASE et Web of Science.
  • 6 471 femmes atteintes d’un cancer de l’endomètre issues de sept études (213 920 participantes) et 6 783 femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire issues de quatre études (105 507 participantes) ont été incluses.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Toute prise de bisphosphonates était associée à une réduction de 27 % du risque de cancer de l’endomètre (risque relatif [RR] : 0,73 ; P = 0,012), comparativement à l’absence de bisphosphonates.
  • Chez les femmes ménopausées, la prise de bisphosphonates était associée à une réduction de 47 % du risque de cancer de l’endomètre (RR : 0,53 ; P = 0,012), comparativement à l’absence de bisphosphonates.
  • La prise de bisphosphonates pendant plus d’un an était associée à une réduction significative du risque de cancer de l’endomètre (RR : 0,57 ; P = 0,024).
  • La prise de bisphosphonates n’était pas associée au risque de cancer de l’ovaire (RR : 0,81 ; P = 0,227).

Limites

  • Hétérogénéité modérée à élevée.
  • Manque de données concernant les types de bisphosphonates et de tumeurs.