Mésothéliome : un traitement de première intention par double immunothérapie se montre prometteur

  • WCLC 2020
  • 8 août 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une prise en charge sans chimiothérapie du mésothéliome non préalablement traité pourrait être possible avec une immunothérapie combinée à base de nivolumab et d’ipilimumab.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats suggèrent que la double immunothérapie pourrait devenir un nouveau traitement de référence dans le cadre du traitement de première intention du mésothéliome.

Méthodologie

  • Une analyse intermédiaire de l’essai de phase III CheckMate 743 a été menée : 605 patients atteints d’un mésothéliome pleural naïf de traitement ont été affectés de manière aléatoire (1:1) pour recevoir l’association nivolumab et ipilimumab pendant une durée maximale de 2 ans ou une chimiothérapie (pémétrexed associé à du cisplatine ou à du carboplatine) jusqu’à la survenue d’une progression de la maladie ou d’une toxicité inacceptable.
  • Financement : Bristol-Myers Squibb.

Principaux résultats

  • Le traitement combiné par nivolumab et ipilimumab était associé à une amélioration significative de la survie globale (SG) médiane, comparativement à la chimiothérapie :
    • 18,1 mois, contre 14,1 mois.
    • Rapport de risque (RR) de 0,74 (P = 0,0020).
  • Le bénéfice de SG observé avec l’association nivolumab et ipilimumab était pratiquement similaire pour les tumeurs de sous-type épithélioïde (18,7 mois) et non épithélioïde (18,1 mois).
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de la survie sans progression (SSP) entre les deux bras. 
  • Le traitement combiné par nivolumab et ipilimumab était associé à une durée de réponse médiane plus importante (11,0 mois), comparativement à la chimiothérapie (6,7 mois).
  • À 24 mois, 32 % des patients du bras nivolumab et ipilimumab présentaient une réponse, contre 8 % des patients du bras chimiothérapie.
  • Dans l’ensemble, le taux d’événements indésirables liés au traitement (EIT) était pratiquement similaire entre les deux bras. Cependant, le traitement combiné par nivolumab et ipilimumab était associé à un nombre plus important d’EIT graves de grade 3 ou 4 que la chimiothérapie (15 contre 6).

Limites

  • L’étude est en cours.