Mésothéliome pleural malin en rechute : le pembrolizumab déçoit

  • Popat S & al.
  • Ann Oncol
  • 22 sept. 2020

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le pembrolizumab a entraîné un taux de réponse objective (TRO) significativement meilleur que la chimiothérapie chez les patients présentant un mésothéliome pleural malin (MPM) en rechute, mais n’a entraîné aucun bénéfice de survie.

Pourquoi est-ce important ?

  • La chimiothérapie à agent unique est le traitement recommandé pour les patients atteints d’un MPM qui présentent une rechute après une chimiothérapie à base de platine. Des études antérieures portant sur des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire avaient pourtant abouti à des résultats prometteurs.

Méthodologie

  • L’essai de phase III PROMISE-meso, international et randomisé, a été mené.
  • 144 patients atteints d’un MPM en rechute ont reçu du pembrolizumab (n = 73) ou une chimiothérapie (n = 71).
  • Financement : Merck, Sharpe & Dohme ; Groupe suisse de recherche clinique sur le cancer ; autres.

Principaux résultats

  • Tous les patients avaient reçu une chimiothérapie antérieure par platine-pémétrexed.
  • Le TRO était significativement meilleur avec le pembrolizumab (22 %, contre 6 % ; P = 0,004).
  • À un suivi médian de 11,8 mois, 88,9 % des patients du groupe du pembrolizumab et 92,9 % des patients du groupe de la chimiothérapie avaient arrêté le traitement.
  • Aucune différence n’a été observée concernant la survie sans progression (SSP) médiane entre les groupes :
    • 2,5 mois pour le pembrolizumab, contre 3,4 mois pour la chimiothérapie.
    • Rapport de risque (RR) : 1,06 (P = 0,76).
  • Le taux de mortalité était de 65,8 % dans le groupe du pembrolizumab, contre 62,0 % dans le groupe de la chimiothérapie.
  • Aucune différence n’a été observée entre les groupes concernant la survie globale (SG) médiane :
    • 10,7 mois pour le pembrolizumab, contre 12,4 mois pour la chimiothérapie.
    • RR : 1,12 (P = 0,59).
  • Aucune différence n’a été constatée entre les groupes concernant la SG ou la SSP sur la base de l’expression du ligand 1 de mort programmée.

Limites

  • Essai mené en ouvert.