Même une lésion traumatique du cerveau légère peut causer une hyposmie et l’anxiété qui y est associée


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Une étude publiée dans la revue Brain Injury suggère que les personnes qui subissent une commotion, même légère, sont susceptibles de présenter une altération de la fonction olfactive 24 heures plus tard et qu’elles peuvent présenter des problèmes d’anxiété associés à cette altération un an plus tard.

L’étude transversale a évalué l’olfaction à 24 heures (inclusion) chez 20 patients après la survenue pour la première fois d’une lésion traumatique du cerveau (LTC) légère et chez 22 patients après la survenue d’une lésion orthopédique (fracture d’un membre), et au suivi à 1 an (n = 12 pour les patients ayant subi une LTC légère ; n = 7 pour les témoins ayant subi une lésion orthopédique). Les chercheurs ont évalué plus en détail l’influence de la cognition et de l’état affectif sur la fonction olfactive.

À l’inclusion, les patients ayant subi une LTC légère ont démontré une diminution significative de la fonction olfactive, par rapport aux témoins, avec 55 % des patients (n = 11) ayant subi une LTC légère qui présentaient des signes d’hyposmie, contre 4,5 % des témoins (n = 1).

Un an plus tard, aucune différence significative n’a été observée au niveau des scores olfactifs entre les cas et les témoins.

Cependant, les patients ayant subi une LTC légère qui avaient présenté une hyposmie à l’inclusion avaient des niveaux d’anxiété plus élevés que les patients ayant subi une LTC légère mais dont la fonction olfactive était normale, à l’inclusion (P = 0,020) et au suivi (P = 0,009), et présentaient davantage de symptômes post-commotion au suivi (P = 0,008).

Des tests olfactifs durant la phase aiguë de la commotion pourraient par conséquent servir d’outil de dépistage utile. Les auteurs ont cependant conclu qu’il est nécessaire de mener d’autres recherches.