Mélanome : quatre facteurs prédisent la récidive

  • von Schuckmann LA & al.
  • JAMA Dermatol
  • 1 mai 2019

  • Par Brian Richardson, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • 13 % des patients atteints d’un mélanome à haut risque présentent une récidive dans les 2 ans qui suivent ; un site primitif au niveau de la tête/du cou, une ulcération, un stade avancé et un indice mitotique élevé étaient des facteurs de risque indépendants.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’identification des schémas de récidive et des facteurs de risque peut permettre de guider la prise en charge des patients.

Principaux résultats

  • 13,4 % des patients ont présenté une récidive dans les 2 ans suivant le diagnostic :
    • 70,2 % étaient des récidives locorégionales et 29,8 % étaient des récidives à distance.
  • Après une chirurgie pour une récidive locorégionale, 57,8 % des patients demeuraient sans maladie à 2 ans :
    • 10,9 % des patients ont présenté une nouvelle récidive locorégionale et 31,3 % une récidive à distance.
  • Une ulcération (rapport de risque instantané [RRI] : 1,55 ; IC à 95 % : 1,00–2,41), plus de 3 figures mitotiques/mm2 (RRI : 2,36 ; IC à 95 % : 1,19–4,71), un stade clinique IIC (RRI : 2,52 ; IC à 95 % : 1,08–5,87), un sous-type histologique non classé (RRI : 1,84 ; IC à 95 % : 1,04–3,25) et des tumeurs primitives au niveau de la tête/du cou (RRI : 1,67 ; IC à 95 % : 1,01–2,76, comparativement au tronc/aux membres inférieurs) étaient associés au risque de récidive, tandis qu’une tumeur primitive au niveau des membres supérieurs était inversement associée au risque de récidive (RRI : 0,42 ; IC à 95 % : 0,18–0,97).

Protocole de l’étude

  • 700 patients atteints d’un mélanome T1b–T4b et traités par une excision locale étendue ont été analysés afin de déterminer l’incidence des récidives et les facteurs associés.
  • Financement : Conseil national australien pour la santé et la recherche médicale (National Health and Medical Research Council) ; Société norvégienne pour la lutte contre le cancer.

Limites

  • Manque d’informations concernant la méthode de détection de la récidive.
  • Durée de suivi relativement courte.