Mélanome métastatique : quels sont les taux de réponse et de rechute après l’arrêt du traitement anti-PD-1 ?

  • Betof Warner A & al.
  • J Clin Oncol

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Les patients atteints d’un mélanome métastatique, qui interrompent l’immunothérapie ciblant la protéine 1 de mort cellulaire programmée (anti-Programmed cell Death protein-1, anti-PD-1) après avoir obtenu une réponse complète (RC), peuvent continuer à obtenir une réponse durable.
  • Cependant, certains patients sont susceptibles de rechuter et ne répondent pas à une reprise du traitement. 

Pourquoi est-ce important ?

  • Les données probantes issues des essais KEYNOTE-001 et -006 appuient la pratique consistant à interrompre le traitement après une RC sous immunothérapie.

Protocole de l’étude

  • Une analyse rétrospective a été réalisée à partir de 396 patients évaluables atteints d’un mélanome de stade III/IV non uvéal et non résécable, qui avaient arrêté un traitement anti-PD-1 par monothérapie (nivolumab ou pembrolizumab) et ont été suivis pendant au moins 3 mois après l’arrêt.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 102 patients (25,8 %) ont été considérés comme ayant obtenu une RC.
  • La durée médiane du traitement pour obtenir une RC était de 9,4 mois.
  • La durée médiane du traitement après la RC était de 0 mois.
  • Le taux de survie globale (SG) à 3 ans à partir de la RC était de 82,7 % (IC à 95 % : 67,9–91,1 %). 
    • La probabilité d’être en vie et de ne pas nécessiter un traitement supplémentaire était de 72,1 % (IC à 95 % : 59,9–81,1 %).
  • Sur les 78 patients ayant présenté un échec du traitement après l’arrêt du traitement anti-PD-1, 34 ont reçu un traitement anti-PD-1 et 44 ont reçu l’association ipilimumab et nivolumab.
  • Le taux de réussite de la reprise du traitement était de 14,7 % avec le traitement anti-PD-1 et de 25 % avec l’association ipilimumab et nivolumab.

Limites

  • La charge tumorale n’a pas été évaluée.