Mélanome : le risque d’endocrinopathie varie selon le type d’immunothérapie

  • Kassi E & al.
  • Cancer Med
  • 13 sept. 2019

  • Par Brian Richardson, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Une immunothérapie à base d’inhibiteurs de PD1/PD-L1 est associée à une augmentation de l’incidence d’endocrinopathies à médiation immunitaire (Emi), comparativement à un traitement anti-CTLA4, chez les patients atteints d’un mélanome.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’immunothérapie est de plus en plus utilisée dans le cadre du mélanome, mais les événements indésirables (EI) endocriniens associés n’ont pas été totalement caractérisés.

Principaux résultats

  • L’incidence totale des Emi était de 11,8 % (hypophysite isolée dans 6,2 % des cas, dysfonction primaire de la thyroïde isolée dans 3,2 % des cas, et les deux dans 2,4 % des cas).
  • Les patients ayant reçu un traitement par anti-PD1/PD-L1 ont présenté une incidence plus importante d’Emi, comparativement aux patients ayant reçu un traitement anti-CTLA4 (13,4 % contre 5 % ; P = 0,02).
  • Les patients ayant reçu un traitement séquentiel et/ou combiné par anti-PD1/PD-L1 et anti-CTLA4 ont présenté une incidence plus importante d’Emi (18,5 %), comparativement à ceux ayant reçu un traitement anti-CTLA4 en monothérapie (18,5 % contre 5 % ; P = 0,002).

Protocole de l’étude

  • 339 patients atteints d’un mélanome traité par immunothérapie ont été analysés afin de déterminer l’incidence des endocrinopathies.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Limites

  • Protocole d’étude observationnel.