MEDIO382 : un nouveau traitement en cours de développement pour les patients DT2


  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Les résultats de cette étude supportent l’efficacité de ce traitement en cours de développement, le MEDI0382, double agoniste des récepteurs GLP-1 et du glucagon chez les patients diabétiques de type 2. Ce traitement améliore significativement le contrôle glycémique et le poids par rapport au placebo tout en ayant une tolérance satisfaisante en une dose quotidienne. De nouvelles études sont cependant nécessaires pour mieux évaluer l’intérêt de ce traitement chez les diabétiques de type 2 en surpoids ou obèses.

Pourquoi est-ce important ?

Alors que l’arsenal thérapeutique des diabétiques de type 2 n’a cessé de s'accroître depuis plusieurs années, environ 50% des patients ont recours à l’insulinothérapie dans les dix ans post-diagnostic, et cette transition est souvent associée à une prise de poids. 

Or, de plus en plus de données indiquent le rôle essentiel de la réduction pondérale chez les sujets diabétiques de type 2 en surpoids ou obèses, notamment sur les conséquences à moyens et longs termes. Et finalement, peu de traitements anti-hyperglycémiants agissent également en diminuant le poids, d’où l’intérêt de ce nouveau médicament qui doit cependant encore faire l’objet de plusieurs études avant d’être commercialisé.

Méthodologie

Étude de phase 2a, randomisée, contrôlée versus placebo, en double aveugle, combinant des doses croissantes ayant été menée au sein de 11 sites allemands. Les patients inclus devaient être âgés de 18 à 65 ans, présenter un diabète de type 2 (HbA1c entre 6,5-8,5% à l’inclusion) et un IMC entre 27-40 kg/m2. Les patients recevaient une injection SC du traitement évalué une fois par jour à une dose ≤300µg durant 22 jours ou moins pour la phase de doses croissantes, et une dose ≤200 µg durant 41 jours pour la phase 2a de l’étude.

Principaux résultats

Entre décembre 2015 et février 2017, 61 patients ont été randomisés pour la phase de doses croissantes (42 sous traitement actif et 19 sous placebo) ; et 51 patients ont été randomisés pour participer à la phase 2a (25 ont reçu le traitement actif et 26 un placebo). 

Aire sous la courbe (ASC) entre 0 et 4h (ASC0-4h) de la glycémie entre l’inclusion et le 41jour après un test de tolérance au mélange de repas (MMTT) était significativement diminuée avec le traitement actif versus le placebo (-32,78% vs -10,16% (moyenne des moindres carrés), soit une différence moyenne de -22,62%, pvs -1,70 kg, soit une différence de 2,14 kg, p=0,0008).

La proportion de patients ayant eu des évènements indésirables en lien avec le traitement était similaire entre les deux groupes (88% et 88%). Les troubles gastro-intestinaux et la diminution de l’appétit sont survenus plus souvent sous traitement actifs que sous placebo.

Aucun participant de l’étude n’a eu d’événement indésirable de grade 3 ou plus sévère sous traitement actif, alors que deux cas (8%) ont été recensés sous placebo.

Principale limitation

Le faible nombre de participants constituent la principale limitation de cette étude.

Financement

Étude financée par MedImmune.