Marathon : comment protéger son cœur


  • JIM Vu par vos patients
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

En France, 12 millions de Français courent régulièrement. Parmi eux, ils sont de plus en plus nombreux à tenter le marathon. Autrefois réservée aux sportifs aguerris, cette discipline attire désormais de plus en plus de « runners du dimanche », dont de nombreux quadras et quinquas. Alors que la saison des marathons bat son plein, Pourquoi Docteur ? consacre un article sur les dangers des « 42,195 km » pour le cœur.

Le site rappelle que le premier Marathon de l'histoire s'est achevé par une tragédie : un soldat grec du nom de Phidippidès aurait couru sur cette distance, de la ville de Marathon jusqu'à Athènes, pour annoncer la victoire contre les Perses en 460 avant JC. A son arrivée et après avoir délivré son message, l'homme s'était écroulé « raide mort », sans doute victime d'un arrêt cardiaque. Cette anecdote est emblématique de l'énorme effort fourni par l'organisme, et en particulier le cœur : pendant trois à cinq heures en moyenne, cet organe bat au moins deux fois plus vite qu'à l'accoutumée. Le risque de mort subite reste toutefois très faible. En l'espace de trente ans, pour le marathon de Londres, n'ont été enregistré que 8 décès sur 750 000 participants, et tous sont intervenus chez des personnes présentant des facteurs de risque évidents. Toutefois, des mesures de précaution s'imposent.

Pendant la course, un coureur doit s'astreindre à ne pas dépasser la limite de la fréquence maximale à l'effort qui est de 220 moins l'âge, soit 180 pulsations par minute chez un individu de 40 ans. Des cardiologues se sont penchés sur la dangerosité du marathon en effectuant des examens et des prélèvements sanguins deux jours et quinze jours après l'épreuve. Résultats : ils ont observé de petites modifications mineures à l'issue de la course, qui ont toutefois complètement disparu 2 semaines plus tard. Mais les auteurs rappellent que la préparation à une telle course sur plusieurs mois reste nécessaire et cruciale. Aujourd'hui des dizaines de sites internet proposent d'excellents programmes en fonction de l'état de forme au départ. Enfin, passé 40 ans, il est vivement conseillé de consulter un spécialiste du sport, comme un cardiologue du sport, pour effectuer une épreuve d'effort.