Mammographies : la taille et la vitesse de croissance permettent de discriminer les calcifications bénignes des calcifications malignes

  • Grimm LJ & al.
  • Radiology
  • 21 mai 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les calcifications du carcinome canalaire in situ (CCIS) identifiées à la mammographie sont de taille plus importante et grandissent plus rapidement que les calcifications bénignes.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats suggèrent l’existence d’une nouvelle méthode permettant de discriminer les calcifications bénignes des calcifications malignes, en examinant la taille et la vitesse d’évolution de la calcification au fil du temps.

Protocole de l’étude

  • Une cohorte rétrospective a comparé l’ensemble des femmes atteintes d’un CCIS (n = 404) au cours de la période 2008–2015 à l’Université Duke (Duke University) et des femmes appariées selon l’âge et l’origine ethnique (n = 1 484) présentant des calcifications visibles lors d’une biopsie du sein bénigne.
  • 222 calcifications visibles lors de la biopsie, préalablement identifiées lors d’une mammographie, ont été comparées ; 148 étaient bénignes et 74 étaient des calcifications liées à un CCIS.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes au niveau de la densité mammaire à l’inclusion (P = 0,29).
  • À la biopsie, les calcifications liées à un CCIS étaient de taille plus importante que les calcifications bénignes (médiane : 10 mm contre 6 mm ; P 
  • L’augmentation annuelle relative, comparativement aux mammographies antérieures, de la longueur du grand axe des calcifications liées à un CCIS était plus importante que celle des calcifications bénignes, après une correction pour prendre en compte l’origine ethnique, l’âge au moment du diagnostic et la densité mammaire (96,2 % [IC à 95 % : 71,6–224 %] contre 67,7 % [IC à 95 % : 56,2–80,1 %], respectivement ; P 

Limites

  • Établissement unique.
  • Protocole observationnel.
  • L’utilisation de la mammographie plein champ de dépistage pourrait avoir entraîné une sous-estimation de la longueur du grand axe des calcifications.