Maladies de la thyroïde : l’essentiel du mois de novembre 2016

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement

Les trois études essentielles de ce mois-ci sur les maladies de la thyroïde, sélectionnées parmi 197 études évaluées par des pairs

1. Une fonction thyroïdienne faible/faible à normale est un facteur de risque de diabète de type 2, en particulier chez les prédiabétiques. Il pourrait être indiqué de traiter les prédiabétiques atteints d’hypothyroïdie infraclinique afin de prévenir les cas de diabète avéré. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue BioMed Central.

2. Les adultes ayant une fonction thyroïdienne élevée ou élevée à normale présentent une incidence accrue de démence. Une fonction thyroïdienne faible ou faible à normale semble conférer un effet protecteur. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Neurology.

3. L’hyperthyroïdie associée à un risque 3 fois plus important de DMA. La prise de thyroxine chez les adultes âgés est également associée à la DMA. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Invest Ophthalmol Vis Sci.

 

Consulter l’essentiel du mois d’octobre sur les maladies de la thyroïde»
Consulter les articles d’hier de l’essentiel du mois sur la pneumonie»

 
1

Une fonction thyroïdienne faible ou faible à normale est un facteur de risque de diabète de type 2 

 

Source : BioMed Central

À retenir

  • Une fonction thyroïdienne faible/faible à normale est un facteur de risque de diabète de type 2, en particulier chez les prédiabétiques.
  • Il pourrait être indiqué de traiter les prédiabétiques atteints d’hypothyroïdie infraclinique afin de prévenir les cas de diabète avéré.

Principaux résultats

  • Le risque de développer un diabète était multiplié par 1,09 pour chaque doublement des taux (mUI/l) de thyréostimuline (thyroid-stimulating hormone, TSH).
  • Dans la plage normale, le risque de diabète était 1,16 fois supérieur en cas de taux plus élevés de TSH.
  • Chez les patients atteints de prédiabète, le risque de développer un diabète était 1,13 fois plus élevé à chaque doublement des taux de TSH.
  • Le risque de nouveau cas de diabète chez les prédiabétiques était 0,93 fois inférieur pour chaque hausse de 1 pmol/l du taux de thyroxine libre (free thyroxine, FT4).

Conception de l’étude

  • Étude de cohorte prospective basée sur la population.
  • 8 452 participants de l’Étude de Rotterdam pour lesquels les mesures de la TSH ou de la FT4 et les informations sur le diabète étaient disponibles.
  • Financement : aucun ; un auteur travaille dans un centre de lutte contre le vieillissement fondé par Nestlé Nutrition, Metagenis Inc. et AXA.

Pourquoi est-ce important ?

  • Première étude à s’intéresser à la relation entre diabète et fonction thyroïdienne dans la plage euthyroïdienne et prédiabétique.
  • Les études antérieures ont rapporté des résultats contradictoires concernant l’association entre dysfonctionnement thyroïdien et diabète.
  • Une récente étude transversale de grande envergure n’a identifié aucune association entre dysfonctionnement thyroïdien et diabète de type 2.

Texte intégral libre

 
2

Association entre démence et dysfonctionnement thyroïdien dans une étude de cohorte de grande envergure  

Source : Neurology

À retenir

  • Incidence accrue de démence chez les adultes dont la fonction thyroïdienne est élevée ou élevée à normale.
  • Une fonction thyroïdienne faible ou faible à normale a semblé conférer un effet protecteur.

Principaux résultats

  • Un taux plus élevé de thyréostimuline (thyroid-stimulating hormone, TSH) a été associé à un risque inférieur de démence pour l’ensemble de la plage et la plage normale de la fonction thyroïdienne.
  • Le risque de démence s’est avéré plus important chez les personnes ayant des taux plus élevés de thyroxine libre (free thyroxine, FT4).
  • L’association ne semble pas avoir d’origine vasculaire.
  • Des taux plus élevés de TSH sont associés à de meilleurs scores cognitifs dans l’ensemble.

Conception de l’étude

  • Analyse des données provenant de 9 446 personnes incluses dans l’Étude de Rotterdam, une étude de cohorte prospective basée sur la population visant à examiner les maladies cardiovasculaires, neurologiques, ophtalmologiques, psychiatriques et endocriniennes chez les personnes d’âge moyen/avancé.
  • La fonction thyroïdienne a été évaluée à partir de mesures de la TSH et de la FT4.
  • La démence a été évaluée à l’entrée dans l’étude et lors des suivis.
  • Financement : Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique et un certain nombre d’autres organismes et organisations.

Pourquoi est-ce important ?

  • La démence est une cause majeure de morbidité et de mortalité.
  • Les hormones thyroïdiennes affectent la neurogenèse à l’âge adulte.
  • Des études antérieures portant sur ce sujet présentaient des lim...