Maladies de la thyroïde : L’essentiel du mois d’août 2016

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Les meilleures nouvelles données probantes du mois sur les maladies de la thyroïde, août 2016

1. L’ATA a publié 124 recommandations sur le diagnostic et le traitement des maladies de la thyroïde. Ces recommandations abordent de nombreux sujets, notamment la prise en charge de la maladie de Graves, la prise en charge de l’hyperthyroïdie durant la grossesse et la préparation des patients à la chirurgie de la thyroïde. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Thyroid.

2. Vous utilisez peut-être la mauvaise plage de référence pour vos patients âgés et cela pourrait entraîner une prise en charge sous-optimale. Par exemple, les patients âgés présentent des concentrations plus élevées de thyrotropine/TSH que les patients plus jeunes. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Journal of Gerontology Biological Sciences and Medical Sciences.

3. Quel est le lien entre hypothyroïdie et blocage de l’épaule ? Des taux sériques plus élevés de TSH sont apparemment associés à un blocage de l’épaule caractérisé par une atteinte bilatérale ou une intensité sévère. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue The Journal of Shoulder and Elbow Surgery.

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Nouvelles directives de l’ATA sur l’hyperthyroïdie

Source : Thyroid

Contexte

  • Un groupe de travail composé d’experts d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et d’Europe ont passé en revue les recherches publiées sur le diagnostic et le traitement de la thyrotoxicose.
  • Financement : étude financée par l’Association américaine de la thyroïde (American Thyroid Association, ATA).

Nouveautés des directives

  • Une liste révisée des causes les plus fréquentes de thyrotoxicose.
  • Évaluation de l’étiologie de la maladie.
  • Prise en charge de la maladie de Graves par des médicaments antithyroïdiens.
  • Prise en charge de l’hyperthyroïdie durant la grossesse.
  • Préparation des patients à la chirurgie de la thyroïde.
  • Sections étoffées sur les causes rares de la maladie.

Autres sujets abordés

  • Diagnostic initial et prise en charge.
  • Recours à l’iode radioactif, aux médicaments antithyroïdiens ou à la chirurgie dans le cadre de la maladie de Graves.
  • Traitement du goitre multinodulaire toxique ou de l’adénome toxique par de l’iode radioactif ou une chirurgie.
  • Maladie de Graves chez les enfants, les adolescents ou les patientes enceintes.
  • Hyperthyroïdie infraclinique.
  • Hyperthyroïdie chez les patients atteints d’orbitopathie de Graves.
  • Comment prendre en charge les autres causes de thyrotoxicose.

Pourquoi est-ce important ? 

  • D’importantes avancées scientifiques ont été réalisées dans le domaine depuis la publication des premières directives en 2011 par l’ATA et l’Association américaine des endocrinologues cliniques (American Association of Clinical Endocrinologists) avait fait remarquer que certaines questions cliniques actuelles n’étaient pas abordées.
Texte intégral libre

 
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Plages de référence pour la TSH et la FT4 chez les hommes âgés

Source : Journal of Gerontology Biological Sciences and Medical Sciences

Principaux résultats 

  • Parmi les hommes inclus dans l’analyse, les 2,5e et 97,5e centiles pour les taux de thyréostimuline (thyroid-stimulating hormone, TSH) et de thyroxine libre (free thyroxine, FT4) étaient de 0,64–5,9 mUI/l et 12,1–20,6 pmol/l (0,94–1,60 ng/dl), respectivement.
  • Sur les 411 hommes en très bonne santé définie par une santé autoévaluée excellente ou très bonne et par l’absence de comorbidités médicales majeures, les 2,5e et 97,5e centiles pour les taux de TSH et de FT4 étaient de 0,67–4,98 mUI/l et 12,1–20,5 pmol/l (0,94–1,59 ng/dl), respectivement.
  • La TSH n’a pas été associée à la mortalité.
  • Un taux de FT4 plus élevé a été associé à une hausse de la mortalité.
  • L’application de ces plages basées sur des hommes âgés en très bonne santé à la cohorte a conduit à la reclassification de 310 hommes (8 %).
  • Plus grand nombre d’hommes classés comme atteints d’hyperthyroïdie ou d’hypothyroïdie, ou comme présentant une hyperthyroïdie infraclinique.

Conception de l’étude

  • Étude ayant inclus 3 885 hommes âgés de 70 à 89 ans.
  • Taux de TSH et de FT4 analysés à l’entrée dans l’étude.
  • Les plages de référence conventionnelles pour les taux de TSH et de FT4 étaient de 0,4–4 mUI/l et 10–23 pmol/l, respectivement.
  • Financement : étude financée par la Fondation pour la recherche médicale de l’hôpital de Fremantle (Fremantle Hospital Medical Research Foundation), le Fonds de recherche médicale Ada Bartholomew (Ada Bartholomew Medical Research Trust), l’Université d’Australie-Occidentale (University of Western Australia) et le Conseil national de la santé et de la recherche médicale d’Australie (National Health and Medical Research Council of Australia).

Pourquoi est-ce important ? 

  • L’utilisation de plages de référence inappropriées pour l’âge pourrait entraîner une prise en charge sous-optimale.
  • Une maturation de l’axe thyroïdien se produit avec l’âge ; les adultes âgés présentent des concentrations plus élevées de thyrotropine/TSH, par rapport aux adultes plus jeunes/d’âge moyen.

Consulter le résumé

 
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Hypothyroïdie et blocage de l’épaule

Source : Journal of Shoulder and Elbow Surgery

Principaux résultats 

  • La prévalence du diagnostic d’hypothyroïdie s’est révélée nettement plus élevée dans le groupe présentant un blocage de l’épaule (27,2 % contre 10,7 % ; P = 0,001).
  • Tendance à une prévalence plus élevée de blocage bilatéral de l’épaule chez les patients présentant des taux élevés de thyréostimuline (TSH) (P = 0,09).
  • Les taux sériques moyens de TSH étaient plus élevés chez les patients ayant un blocage bilatéral de l’épaule, par rapport à ceux dont l’atteinte était unilatérale (3,39 contre 2,28 ; P = 0,05), et plus élevés chez les patients atteints d’un blocage grave de l’épaule, par rapport à ceux dont le blocage était léger ou modéré (3,15 contre 2,21 ; P = 0,03).
  • L’analyse multivariée a montré que le blocage de l’épaule était lié de manière indépendante à l’hypothyroïdie (RC : 3,1 ; IC à 95 % : 1,5–6,4 ; P = 0,002).
  • Tendance à une association indépendante entre des taux sériques élevés de TSH et une atteinte grave (RC : 3,5 ; IC à 95 % : 0,8–14,9 ; P = 0,09) et bilatérale (RC : 11,7 ; IC à 95 % : 0,9–144,8 ; P = 0,05).

Conception de l’étude

  • Étude de cas-témoins visant à comparer les patients atteints d’un blocage de l’épaule avec des patients s’étant rendus à un service d’orthopédie pour d’autres affections (patients témoins).
  • Blocage de l’épaule diagnostiqué selon les critères basés sur l’anamnèse, l’examen physique et des radiographies de l’épaule.
  • Tous les patients ont répondu à un questionnaire et ont fait l’objet de mesures des taux sériques de TSH et de tétraiodothyronine libre.
  • Les auteurs ont évalué 401 épaules chez 93 patients présentant un blocage de l’épaule et 151 patients témoins.

Pourquoi est-ce important ? 

  • Les patients ayant reçu un diagnostic de blocage de l’épaule doivent être surveillés pour déceler les changements dans la fonction thyroïdienne.
  • Le contrôle des taux de TSH pourrait également permettre de se prémunir des cas de blocage de l’épaule.
Consulter le résuméAssociation américaine de la thyroïde